Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Mots-clés

matra  murena  larrousse  

Derniers sujets
» presentation
Lun 14 Aoû - 9:12 par Admin

» Alfa Romeo 183T
Dim 2 Juil - 19:45 par Péka

» Moi c'est la moto...
Mar 30 Mai - 16:15 par enrimores

» Yamaha FJ
Mar 11 Avr - 16:33 par Admin

» Nouveau QuiZ
Ven 16 Sep - 13:16 par FOURNIER

» Présentation
Dim 24 Avr - 16:16 par enrimores

» réplique ford GT40
Dim 28 Fév - 16:43 par enrimores

» new member sadsac72
Lun 28 Déc - 16:43 par enrimores

» Remets toi vite gamin
Sam 18 Juil - 17:44 par scuderia57

Les posteurs les plus actifs de la semaine
Admin
 

visiteurs

Août 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Calendrier Calendrier


Sébastien Loeb

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sébastien Loeb

Message par scuderia57 le Ven 25 Juil - 15:49

Sébastien Loeb (né le 26 février 1974 à Haguenau en Alsace) est un pilote de rallye français



Issu d'un milieu modeste, Sébastien Loeb était destiné à une carrière d'électricien lorsqu'il tente sa chance par la filière de détection de la FFSA avec l'opération Volant Rallye Jeunes. Il est alors remarqué par Dominique Heintz qui lui donne les moyens de faire ses preuves en compétition. Après des résultats prometteurs au niveau national, il remporte en 2001 le championnat de France des rallyes ainsi que le championnat du monde Junior au cours duquel il termine premier de toutes les épreuves.

Dans sa jeunesse, Sébastien Loeb était un gymnaste de très bon niveau : quatre fois champion d’Alsace (concours général, de minimes à benjamins) et une fois champion du Grand Est (concours général) en individuel, une fois champion d'Alsace par équipes en poussins (le tout au club d'Oberhoffen-sur-Moder), dixième aux championnats de France benjamins. Sébastien Loeb voulait faire une carrière d'électricien, commençant même un apprentissage à la compagnie Socalec proche de l'aéroport d'Haguenau en septembre 1994.


  • 1995 et 1996 : premiers pas au « Volant Rallye Jeunes »


Il fait ses débuts en rallye en 1995, en participant à l'opération Volant Rallye Jeunes, et échoue en finale à deux reprises consécutives.



  • 1997 : élu « Espoir Échappement de l'année »


Remarqué par Dominique Heintz et Rémi Mammosser, il intègre en 1997, à 23 ans, l'association qu'ils montent pour l'aider : Ambition Sport Auto. Après quelques succès dans des rallyes régionaux, il passe rapidement aux rallyes nationaux en Volant 106 et remporte les quatre épreuves auxquelles il participe, en catégorie 1 300 cm3 puis 1 600 cm3 classe N1 (rallyes régionaux du Florival, du Vignoble alsacien, des Vins de Mâcon, et de Charlemagne). À l'issue de la saison, il est élu Espoir Échappement de l'année.




  • 1998 : participation au Trophée « Citroën Saxo Kit Car »


Rejoint alors par Daniel Elena, ils disputent ensemble quelques rallyes et terminent à la 6e position du Trophée annuel. Il se distingue en terminant 1er en classe A6 au rallye des Vins de Champagne, au rallye du Touquet et au rallye de La Rochelle. Sa plus belle performance est de finir 1er au scratch sur le rallye du Val d'Agout.


  • 1999 : vainqueur du Trophée « Citroën Saxo Kit Car »


En 1999, membre de l'équipe de France Espoirs FFSA, il remporte le Trophée annuel Citroën Saxo Kit Car. Il est de nouveau vainqueur au scratch du trophée au rallye du Val d'Agout, il remporte aussi dans sa catégorie (classe A6) les rallyes des Vins de Mâcon, du Rouergue, et de La Rochelle.



Pour ses premiers pas et en championnat de France, il gagne dans sa catégorie (classe A6) le rallye Alsace-Vosges.

Il fait aussi ses premiers pas en championnat du monde des rallyes, lors du rallye de Catalogne, où à la suite d'un accident il doit abandonner. Mais il obtient de bien meilleurs résultats pour ses deux autres apparitions au niveau mondial où il gagne en classe A6 (1 600 cm3) le Tour de Corse et le rallye Sanremo, sur Citroën Saxo Kit Car.

Sébastien s'adjuge le titre de champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices en catégorie 2 litres sur Citroën Saxo Kit Car. Dans ce championnat il s'adjuge dans sa catégorie les rallyes Terres de l'Auxerrois, de l'Auvergne, de Diois, de Langres, de Drailles, de Corse et des Cardabelle. Ses bons résultats lui permettent aussi de prendre la 3e place du Championnat de France Rallye Terre.



Citroën lui offre alors une Xsara Kit Car pour disputer le rallye du Var, qu'il remporte en fin de saison en championnat de France asphalte. Il est alors engagé par Citroën pour disputer le championnat de France 2001 complet. Dans le cadre de l'équipe de France FFSA, il découvre le pilotage d'une WRC à bord d'une Toyota Corolla au Tour de Corse et au rallye Sanremo.

En 2001, il remporte aisément le championnat de France des Rallyes Asphaltes (six victoires sur les huit rallyes qu'il a disputés), et devient le premier champion du monde junior en catégorie Super 1600 (JWRC) en réalisant le grand chelem : cinq victoires sur cinq rallyes. C'est au rallye Sanremo qu'il participe à sa première course en catégorie WRC pour le compte de Citroën, ses deux précédentes tentatives ayant été réalisées sur une Toyota Corolla WRC. Il accroche le top 5 dès les premières spéciales et doit rivaliser avec quatre pilotes expérimentés et spécialistes de l’asphalte. C'est lors de la deuxième étape qu'il signe 2 temps scratchs et parvient à passer l'ancien champion du monde Didier Auriol et son coéquipier Citroën Philippe Bugalski. Le dernier pilote de la marque aux chevrons, Jesus Puras, arrache une roue alors qu'il est en tête. Loeb termine finalement deuxième, signant son premier podium en championnat du monde, à seulement 11 secondes du vainqueur Gilles Panizzi, surnommé « Tarmac Master », la référence sur asphalte.

Son titre de champion de France des rallyes et sa deuxième place au Sanremo conquis l'année précédente permettent à Sébastien Loeb d'aller plus avant dans sa collaboration avec la structure Citroën Sport. L'écurie française engage le jeune pilote alsacien dans le cadre de son programme partiel en championnat du monde pour la saison 2002, construit dans un premier temps autour de sept épreuves et destiné à préparer le débarquement de la marque aux chevrons pour la course aux titres en 2003.



Loeb fait sensation dès la manche d'ouverture au rallye Monte-Carlo, prenant les commandes dans la première étape et maintenant un écart de plusieurs dizaines de secondes sur ses aînés. Il tiendra tête au quadruple champion du monde Tommi Mäkinen pendant la totalité de l'épreuve au terme de laquelle il aurait du remporter sa première victoire en mondial. Mais une pénalité de deux minutes lui est infligée après l'arrivée. Les mécaniciens de Citroën avaient procédé à un changement de pneus sur sa Xsara WRC au soir de la deuxième étape au lieu de le faire le lendemain matin avant le départ des spéciales, conformément à une clause spécifique du rallye monégasque. Bien qu'aucun avantage en termes de performance n'ait pu être obtenu par cette erreur administrative, le pilote français se voit déclasser à la deuxième marche du podium.

Il termine dix-septième du rallye de Suède, seule épreuve neige du calendrier sur lequel il avait tout à apprendre. Malgré une sortie de route et une touchette sur un mur de neige lui faisant perdre plusieurs minutes, il améliore au fur et à mesure ses classements intermédiaires en spéciale, notamment dans les deuxièmes passages. Loeb retrouve sa surface de prédilection, l'asphalte, pour sa troisième épreuve de la saison au rallye de Catalogne. Il accroche la quatrième place dès le coup d'envoi mais ne peut tenir la comparaison face aux Peugeot 206 WRC de Gilles Panizzi et du champion du monde en titre Richard Burns. Il sera finalement victime d'une sortie de route au cours de la dernière journée alors qu'il défendait son rang face à Marcus Grönholm.

Il inaugure sa saison sur terre avec le rallye de l'Acropole. Sur un terrain réputé cassant, il part sur un rythme prudent avec pour objectif d'y acquérir de l'expérience. Comme le veut la tradition, les incidents mécaniques et les sorties de route sont conséquents sur la manche grecque. Loeb parvient à en éviter les pièges et rejoint l'arrivée en septième position, à la porte des points. Avec le Rallye Safari, le Français participe pour la première et dernière fois de sa carrière à une épreuve typée endurance. Il y signe ses premiers temps scratchs sur terre et atteint provisoirement la quatrième place au terme de la deuxième journée. Il sera finalement repris par l'estonien Markko Märtin au terme d'un combat serré peu avant l'arrivée et se contentera de la cinquième position finale.

La réputation de terrain atypique et de chasse gardée des pilotes nordiques associée au rallye de Finlande se vérifie une nouvelle fois en 2002. Loeb se voit ainsi relégué au-delà de la vingtième place dès l'entame de l'épreuve. Il gagne progressivement en confiance et réduit au fur et à mesure les écarts intermédiaires avec ses adversaires. Il achèvera le « Rallye des 1000 lacs » à la dixième place. C'est au rallye d'Allemagne, dont c'est la première édition dans le cadre du championnat du monde, que Sébastien Loeb remporte sa première victoire officielle en WRC, confirmant ainsi son statut de star montante. Organisée sur les rives de la Moselle et proposant des spéciales profilées asphalte, la manche germanique est le terrain d'un duel très serré entre l'Alsacien et le pilote Peugeot Richard Burns. Le champion du monde en titre s'inclinera sur un écart final de quelques secondes.

C'est à cette période que Loeb participe hors championnat au rallye d'Anatolie pour préparer l'arrivée de la manche turque au calendrier mondial, mais il est contraint à l'abandon sur un problème de colonne de direction. L'opportunité pour lui de s'engager au rallye d'Australie se présente alors par l'intermédiaire de la structure privée Piedrafita Sport. Absent du programme de Citroën en raison des coûts logistiques élevés, cette manche des antipodes doit lui permettre d'acquérir davantage d'expérience sur terre. Pointant tout d'abord aux alentours de la quinzième place, ses temps en spéciales s’amélioreront progressivement. Sans commettre la moindre erreur, il terminera septième, à la porte des points.



Son programme en WRC s'achève au rallye de Grande-Bretagne. Dans des conditions détrempées et boueuses, Loeb gravite aux environs de la dixième place du général et signe quelques bons chronos. Il sera finalement victime d'une casse de suspension dans l'avant dernière spéciale et occupait alors la septième position. Avec une première victoire en championnat du monde, deux podiums et des premiers temps scratchs sur terre, le bilan de la saison de Sébastien Loeb conforte l'écurie Citroën Sport, par l'intermédiaire de son directeur Guy Fréquelin, dans son choix de titulariser le jeune alsacien à temps plein pour 2003 et l'engagement officiel de la marque.


Dernière édition par scuderia57 le Jeu 4 Sep - 18:04, édité 2 fois
avatar
scuderia57
Admin

Messages : 2983
Points : 5929
Date d'inscription : 17/07/2014
Age : 61
Localisation : Monaco

http://www.restoremania.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sébastien Loeb

Message par scuderia57 le Ven 25 Juil - 16:14

Sébastien Loeb est champion du monde en titre au moment du coup d'envoi de la saison 2005. Son ami Carlos Sainz ayant choisi de prendre sa retraite des rallyes mondiaux, l'Alsacien se voit affecter un nouveau coéquipier chez Citroën Sport en la personne du jeune belge François Duval, 24 ans seulement et transfuge de chez Ford. La décision du groupe PSA concernant le retrait de ses deux marques est quant à elle définitivement entérinée, laissant le français face à un avenir incertain pour la suite de sa carrière.

Il s'impose pour la troisième fois consécutive dans la manche d'ouverture du championnat, au rallye Monte-Carlo, après avoir occupé la tête de l'épreuve de bout en bout. Les malversations de certains spectateurs ramenant de la neige sur certains virages de la dernière étape auraient néanmoins pu lui être fatales, mais n'ont pas épargné ses principaux rivaux Marcus Grönholm et Petter Solberg. Loeb ne parvient pas à rééditer son exploit de l'an passé au rallye de Suède. Longtemps troisième du général à environ quinze secondes des leaders, il connaîtra des problèmes de surchauffe moteur qui l'obligeront à réduire son rythme en fin de deuxième étape. Il abandonne définitivement dans l'avant dernière spéciale, les réparations de fortune effectuées par Citroën sur sa Xsara n'ayant pas tenues.

Victime de problèmes d'amortisseur dans la deuxième spéciale du rallye du Mexique, il lâche près de trois minutes dans la première journée et rétrograde de la deuxième à la dix-huitième place. S'engage alors une lente remontée pour le champion du monde qui le conduira au pied du podium, son rival Petter Solberg engrangeant quant à lui une deuxième victoire consécutive Le rallye de Nouvelle-Zélande voit l'introduction en compétition des nouveaux pneus terres Z BTO du manufacturier Michelin. Parti sur un rythme soutenu, Loeb se retrouve dans un duel serré l'opposant à Grönholm et Solberg avant de prendre les commandes à mi-parcours de la première étape. Il signera huit temps scratchs pour finalement remporter pour la première fois de sa carrière cette épreuve des antipodes.

Équipé de réglages de suspensions inadaptés, il subit dans la première spéciale du rallye de Sardaigne avant de corriger le comportement de sa Xsara en liaison et de prendre la tête de la manche italienne. Creusant des écarts importants dans les portions clés, il remporte la course et reprend par la même occasion la tête du classement mondial. Malgré les contraintes du balayage du à son nouveau rang, il domine le rallye de Chypre dès la première étape, enregistrant un total de quatorze temps scratchs consécutifs sur toute la durée de l'épreuve, et s'impose finalement une deuxième fois sur l'île d'Aphrodite.



Sur le rallye de Turquie, Loeb retrouve son ami et mentor Carlos Sainz, sorti de sa retraite et appelé en renfort par Citroën en raison des résultats jugés décevants de son coéquipier François Duval. Le champion du monde poursuit sa domination sur terre avec une nouvelle victoire obtenue en signant la quasi-totalité des meilleurs temps de la première journée. Il subit davantage les contraintes de sa position d'ouvreur à l'entame du rallye de l'Acropole, pointant alors en sixième position avant de s'emparer de la tête sur le fil au soir de la première étape. Il creuse de gros écarts le lendemain avec un total de neuf temps scratchs consécutifs et décroche pour la première fois de sa carrière une victoire sur la manche hellénique.

À la lutte face à Petter Solberg au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb parvient à construire une avance significative dans la deuxième boucle de la première journée, mais frôle l'accident en évitant une vache en sortie de virage. Le lendemain, sur un terrain offrant des spéciales larges et roulantes, il contrôle la remontée de Marcus Grönholm puis s'impose à l'arrivée, devenant ainsi le premier pilote à remporter six victoires consécutives en WRC. Sa série s'arrête à l'issue du rallye de Finlande, sur les terres de Grönholm. Quadruple vainqueur des 1000 Lacs, le Scandinave est considéré comme la référence mondiale sur les surfaces terres roulantes et jugé pratiquement imbattable à domicile. Auteur de quatre temps scratchs, Loeb ne sera pas en mesure de rivaliser avec la pointe de vitesse de son adversaire et s'inclinera à la deuxième place.



Il retrouve sa surface de prédilection lors du rallye d'Allemagne, première épreuve asphalte depuis la manche d'ouverture du championnat. En tête dès la première spéciale, l'Alsacien creuse progressivement des écarts importants sur la concurrence, seul son coéquipier François Duval parvenant à suivre le rythme à une dizaine de secondes. Citroën décide finalement de figer les positions après que ses deux pilotes aient manqué de peu la sortie de route au départ de la deuxième journée. Désormais titulaire d'une avance de plus de trente points au classement mondial, Loeb peut mathématiquement remporter le titre à l'issue du rallye de Grande-Bretagne. D'abord devancé par Grönholm, il hérite de la tête en raison de problèmes de freins perturbant le finlandais puis se construit une marge importante en enlevant la totalité des temps scratchs au programme de la deuxième étape. La course semble gagnée pour le français, mais les événements prennent une tournure dramatique lors du dernier jour de course. La deuxième Peugeot 307 WRC pilotée par Markko Märtin est victime d'une violente sortie de route provoquant la mort du copilote anglais Michael Park. La spéciale est neutralisée et décision est prise par les organisateurs d'annuler le parcours restant ainsi que la cérémonie du podium. En signe de deuil vis-à-vis de son coéquipier, Grönholm prend la décision de se retirer de la course. Alors virtuellement sacré champion du monde, Sébastien Loeb refuse de se voir couronner dans ces conditions et choisit de pointer volontairement en avance au parc fermé et d'écoper ainsi d'une pénalité de deux minutes le rétrogradant en troisième position.

Au départ du rallye du Japon, l'Alsacien n'a besoin que d'une troisième place pour remporter son deuxième titre. Parti sur un rythme prudent et subissant le handicap du balayage sur les premières spéciales, il parvient à revenir dans le trio de tête et assure ses trajectoires sans prendre de risques. En lutte pour la victoire face à Grönholm, Petter Solberg part à la faute et offre une deuxième place plus que suffisante pour permettre à Loeb de décrocher un deuxième sacre consécutif. Désormais double champion du monde, il reçoit carte blanche de la part de Citroën pour jouer la victoire au Tour de Corse qui lui avait jusque-là toujours échappé. Il se porte nettement en tête dès la première spéciale et rentre une fois de plus dans l'Histoire en devenant le premier pilote à signer la totalité des temps scratchs d'un rallye mondial. Un fait sans précédent depuis la création du championnat en 1973.

Il porte son score de victoires à dix cette saison en s'imposant sur le rallye de Catalogne, dernière épreuve asphalte qui manquait à son palmarès. La deuxième place de son coéquipier François Duval permet à Citroën de réaliser le doublé et de remporter pour la troisième fois consécutive le titre constructeur. La marque aux chevrons profite alors de l'occasion pour annoncer son retour en championnat du monde en 2007 après avoir obtenu des garanties sur la réduction des coûts de la part de la FIA. La saison s'achève aux antipodes avec le rallye d'Australie. Handicapé par les contraintes de sa position d'ouvreur en début d'épreuve, Loeb parvient finalement à se porter en tête avant de partir à la faute dans la neuvième spéciale. Trop optimiste sur un point de freinage, il percute un arbre frontalement, causant des dommages irréparables sur sa Xsara.



Le retrait de Citroën Sport du championnat WRC est désormais effectif à l'entame de la saison 2006. Sébastien Loeb se retrouve dès lors rattaché à la structure privée belge Kronos Racing, cette dernière bénéficiant d'une assistance technique de la marque aux chevrons sur chaque épreuve. Deux jeunes coéquipiers espagnols viennent l'épauler au sein de sa nouvelle équipe : Xavier Pons et le champion du monde des rallyes junior en titre Dani Sordo. L'Alsacien poursuit également en parallèle de la compétition le développement de la Citroën C4 WRC dont l'inauguration est prévue pour le retour du constructeur français en 2007.

Il se porte en tête du rallye Monte-Carlo dès la première spéciale et creuse des écarts déjà significatifs sur son poursuivant direct Marcus Grönholm, fraîchement débarqué chez Ford. Il commet une faute dans le dernier secteur de la journée, victime d'une plaque de verglas mal négociée dans un virage à gauche, et doit faire appel à la règle du Super Rally et ses cinq minutes de pénalité pour repartir le lendemain. Auteur d'une remontée offensive lors des deux dernières étapes, il achèvera sa course en deuxième position à une minute de Grönholm, vainqueur de son premier rallye asphalte. Le Finlandais confirme la réputation de chasse gardée des pilotes nordiques attribuée au rallye de Suède en s'y imposant pour la quatrième fois. Jamais distancé et auteur de quelques temps scratchs, Loeb ne parviendra pas à égaler la pointe de vitesse de son adversaire, toujours légèrement en avance dans les spéciales clés, et terminera une fois encore à la seconde place.

Les deux hommes souffrent de leur position d'ouvreur lors du rallye du Mexique, première manche terre de la saison. Bénéficiant de conditions de route plus avantageuses, Petter Solberg s'empare de la tête tandis que Grönholm part à la faute en abordant un virage avec une vitesse excessive. Sébastien Loeb parvient à revenir sur le Norvégien au cours de la deuxième étape puis se met définitivement à l’abri après que son adversaire ait été victime d'une casse de direction assistée. Il remporte sa première victoire de la saison et prend la tête du classement mondial. L'Alsacien effectue un début de course en demi-teinte lors du rallye de Catalogne, gêné par des problèmes de freins et un Set-Up qui se révélera inadapté. Après modification du comportement de sa Citroën Xsara WRC à l'assistance, il signe ses premiers temps scratchs et revient sur le leader Marcus Grönholm. Le Finlandais connaît finalement des problèmes de turbo, laissant le champ libre à Loeb qui s'impose.

Le Français poursuit sa domination lors du Tour de Corse dont il occupera la première place de bout en bout. Seul son jeune coéquipier Dani Sordo parviendra à rester un temps à son contact avant de s'incliner dans la deuxième étape. Victime du balayage et d'un tête-à-queue dans les premiers kilomètres du rallye d'Argentine, Loeb doit hausser son rythme et prendre des risques conséquents pour revenir sur ses adversaires. Il reprend la deuxième place de Petter Solberg puis se hisse en tête en profitant des problèmes de transmission de Grönholm pour finalement s'imposer pour la deuxième fois sur cette épreuve.

Toujours contraint par le handicape du balayage, il abandonne plus de quarante secondes à son rival finlandais dans les premières spéciales du rallye de Sardaigne. L'Alsacien doit attendre la deuxième boucle puis la deuxième journée de course pour signer ses premiers scratchs et rattraper progressivement le temps perdu. Grönholm heurte finalement une pierre à vive allure et laisse filer son adversaire vers une cinquième victoire consécutive. La série d'invincibilité de Loeb s'arrête lors du rallye de l'Acropole au départ duquel le Français concède un temps significatif en raison de sa position d'ouvreur. Mais contrairement au scénario de la manche italienne, il ne parvient pas à reprendre le temps perdu lors des deuxièmes passages. Le duel avec Marcus Grönholm se termine à la fin de la deuxième étape lorsque, victime d'une crevaison, il doit abandonner la lutte pour assurer sa deuxième place.

Il s'impose pour la cinquième fois consécutive sur le rallye d'Allemagne au terme d'une course dominée de bout en bout. La deuxième place occupée par son coéquipier Dani Sordo lui permet de creuser davantage l'écart au championnat pilotes. Motivé à l'idée de remporter le rallye de Finlande sur les terres de son principal adversaire, Sébastien Loeb prend des risques conséquents dès le départ de l'épreuve et avoue rouler à son maximum. Mais l'expérience du Scandinave ainsi que sa pointe de vitesse lui permettent de conserver la tête tant en accentuant progressivement son avance de quelques secondes spéciale après spéciale. L'Alsacien abandonne finalement la lutte après avoir heurté une pierre dans un virage rapide et se contente dès lors d'assurer sa deuxième place.

Le rallye du Japon sera le théâtre du duel le plus serré de la saison entre les deux pilotes. Tout d'abord victime d'un balayage intensif le reléguant en quatrième position, Loeb parvient à hausser son rythme et signer ses premiers temps scratchs pour revenir au contact du Finlandais. Les deux hommes se partagent alors la totalité des meilleurs temps, reléguant le reste du peloton à plusieurs minutes au général. Le Finlandais craque le premier sous la pression en manquant un point de freinage, mais loin d'abdiquer, poursuit son offensive jusque dans la dernière spéciale. L'Alsacien remportera la victoire pour un écart final de cinq secondes et, avec ce vingt-septième succès, dépassera le record de son ami Carlos Sainz. Il concède un temps significatif à l'entame du rallye de Chypre en raison d'un balayage particulièrement significatif sur ce terrain abrasif. Il enregistre ses premiers temps scratchs pendant les deuxièmes passages puis entame une remontée sur Marcus Grönholm. Le Finlandais commet ses premières fautes sous la pression au cours de la deuxième étape, permettant à Loeb de s'emparer de la première place qu'il conservera jusqu'à l'arrivée après avoir signé un total de dix meilleurs temps.

Titulaire de trente-cinq points d'avance au championnat pilotes sur son dauphin, Sébastien Loeb n'a alors besoin que d'une quatrième place dans l'un des quatre rallyes restant de la saison pour s'adjuger un troisième titre mondial. Mais le 28 septembre 2006, la presse révèle que le champion français s'est fracturé la clavicule lors d'une chute en VTT. Forfait pour la manche turque, il assiste impuissant à la victoire de Marcus Grönholm, désormais sans concurrence et seul homme à pouvoir encore lui contester mathématiquement le sacre. Mais le Finlandais perd définitivement toutes ses chances lors du rallye d'Australie. Parti en tonneaux dans la troisième spéciale, il ne terminera l'épreuve qu'à la cinquième place, mettant ainsi Loeb hors d'atteinte au classement mondial. C'est donc depuis chez lui, en Suisse, que l'Alsacien décroche son troisième titre pendant que son principal adversaire de la saison s'impose dans les deux dernières manches du championnat, permettant ainsi à Ford de remporter aux dépens de Kronos Racing son premier titre constructeur depuis 1979.


L'année 2007 marque le retour officiel de Citroën en WRC ainsi que la réintégration de Sébastien Loeb en tant que pilote d'usine, six mois après sa blessure à l'épaule. C'est également l'année du débarquement de la Citroën C4 WRC, nouvelle arme de la marque aux chevrons, amenée à remplacer la vieillissante Xsara.

Le triple champion du monde débloque le compteur de temps scratchs de sa nouvelle voiture dès la première spéciale du rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison. À la lutte face à son jeune coéquipier Dani Sordo dans un premier temps, il creuse finalement un écart significatif en fin de deuxième étape et s'impose pour la quatrième fois sur l'épreuve monégasque, en tête de bout en bout. Vainqueur sortant et principal rival de l'Alsacien l'année passée, Marcus Grönholm prend sa revanche lors du rallye de Suède. Handicapé par sa position d'ouvreur, Loeb parvient à rester au contact du Scandinave à l'issue de la première étape mais doit ensuite s'incliner en raison d'un mauvais choix de pneus. Il assure néanmoins une deuxième place et conserve la tête du classement mondial.


Dernière édition par scuderia57 le Jeu 4 Sep - 18:02, édité 2 fois
avatar
scuderia57
Admin

Messages : 2983
Points : 5929
Date d'inscription : 17/07/2014
Age : 61
Localisation : Monaco

http://www.restoremania.org/

Revenir en haut Aller en bas

suite...

Message par scuderia57 le Jeu 4 Sep - 17:53

En tant que second rallye neige de la saison, la première édition du rallye de Norvège fait figure de précédent inédit depuis 1978. Mikko Hirvonen, l'autre Finlandais de l'équipe Ford, se distingue en prenant la tête devant ses deux aînés. Auteur de plusieurs temps scratchs, Loeb occupe la troisième place provisoire avant de commettre deux erreurs successives dans la deuxième étape qui lui coûteront plusieurs minutes.




Il termine quatorzième du général et cède le leadership du championnat pilotes à Grönholm. Les deux adversaires subissent le handicape du balayage au départ du rallye du Mexique, première manche terre de la saison, et se voient devancer par Petter Solberg, bénéficiaire d'une route nettoyée. Loeb entame une remontée sur le Norvégien à partir des deuxièmes passages et prend finalement la tête suite à l'abandon du pilote Subaru sur fuite d'huile. Il se construit une avance significative au cours de la deuxième étape et remporte une seconde victoire en terre mexicaine.


Le rallye du Portugal fait son retour au sein du calendrier mondial après six années d'absence. À la lutte face à Marcus Grönholm, l'Alsacien parvient à prendre l'avantage au cours de la deuxième étape à l'issue d'un pari risqué sur le choix des pneumatiques. Il signe huit temps scratchs consécutifs et remporte une nouvelle victoire. Le déclassement de son rival Finlandais pour épaisseur des vitres latérales non conformes sur sa Ford Focus lui permet de reprendre le leadership du classement mondial sur tapis vert. Le triple champion du monde s'impose ensuite pour la troisième fois consécutive en Argentine au terme d'un rallye amputé d'un tiers de sa distance en raison de problèmes logistiques. Auteur de plus de la moitié des temps scratchs au programme, il prit l'avantage dans des conditions boueuses et détrempées.


Le handicape du balayage se fait en revanche davantage ressentir lors du rallye de Sardaigne au départ duquel il ne pointe qu'en cinquième position. Il entame une remontée à partir de la deuxième boucle et s'empare des commandes après que Grönholm ait détruit l'un de ses amortisseurs contre une pierre. Détenteur d'une avance de plus de trente secondes après avoir monopolisé le haut de la feuille des temps au matin de la deuxième étape, Loeb abandonne finalement lors de la dernière journée de course suite à une mauvaise réception sur un sommet en aveugle et perd la tête du classement mondial. Il subit une nouvelle fois l'abrasivité du terrain dans les premières spéciales du rallye de l'Acropole et se classe quatrième au soir de la première journée. Il se hisse en seconde position grâce à quatre scratchs enregistrés le lendemain mais doit s'incliner face à la performance significative de Marcus Grönholm dans les 50 km de Agii Theodori.


Le Scandinave signe une troisième victoire consécutive sur ses terres, au rallye de Finlande, et conforte sa première place au championnat pilotes. Jamais pleinement distancé dans le classement intermédiaire des spéciales, Loeb se révèle néanmoins une fois de plus impuissant à égaler la pointe de vitesse de Grönholm sur son épreuve nationale. Le Français profite du retour des manches asphaltes avec le rallye d'Allemagne pour inverser la tendance. Il s'y impose une sixième fois en autant de participations après une édition marquée par une météo difficile. La deuxième place de François Duval, acquise sur une vieillissante Citroën Xsara WRC, lui permet de reprendre quatre points à Marcus Grönholm.


Le rallye de Nouvelle-Zélande marque le paroxysme du duel qu'il se livre avec le Finlandais depuis plusieurs saisons. Prenant des risques significatifs, les deux hommes s'emparent de la quasi-totalité des temps scratchs au programme et abordent la dernière étape sans s'être clairement départagés. Le pilote Ford l'emporte sur le fil au terme de la Super-Spéciale de clôture avec un écart final de trois dixièmes de seconde en sa faveur, soit le plus faible enregistré jusqu'alors en WRC. Loeb poursuit sa domination sur asphalte en s'imposant sur le rallye de Catalogne. Auteur du meilleur temps dans les secteurs clés, il devance son coéquipier Dani Sordo dont la seconde place permet à Citroën de signer le doublé.


Les progrès de Marcus Grönholm sur le bitume se font ressentir à l'occasion du Tour de Corse, le Finlandais prenant la tête au départ du rallye. Ce n'est que lors de la deuxième étape que l'Alsacien parvient à creuser un écart significatif sur son adversaire et signer ainsi une troisième victoire à domicile lui permettant de revenir à quatre points au championnat pilotes Riche en rebondissements, l'édition du rallye du Japon voit le Scandinave partir à la faute dans la première étape puis abandonner en raison des dégâts occasionnés sur sa voiture. Loeb manque l'occasion de prendre une avance presque définitive au classement mondial en sortant à son tour de la route le lendemain, son copilote Daniel Elena s'étant trompé dans l'annonce d'un virage.

Le tournant de la saison a finalement lieu sur une épreuve asphalte inédite avec la première édition du rallye d'Irlande. L'Alsacien se porte rapidement en tête sur sa surface de prédilection mais découvre un problème sur son amortisseur arrière gauche en liaison le contraignant à réduire son rythme jusqu'à l'assistance. Mis au courant du problème touchant son rival, Grönholm prend la décision d'attaquer au maximum pour creuser l'écart mais perd finalement le contrôle de sa Focus dans un long virage longeant le bord de mer. Il heurte un muret en pierre frontalement et arrache deux roues sous le choc avant d'être conduit à l'hôpital pour des examens de prévention. Loeb s'impose quant à lui sur la manche gaélique, lui permettant ainsi de se présenter au rallye de Grande-Bretagne clôturant la saison avec une avance de six points au classement mondial. N'ayant besoin que d'une cinquième place pour s'adjuger mathématiquement le titre, il prend le parti de rouler sur un rythme assuré sans chercher à lutter contre les pilotes Ford. Il s'installe en troisième position qu'il sécurisera jusqu'à l'arrivée malgré des conditions d'adhérence très précaires et des problèmes de phares l'ayant contraint de piloter en aveugle. Il décroche finalement une quatrième couronne mondiale consécutive, égalant ainsi le record des Finlandais Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen, Grönholm terminant à la deuxième place pour son départ en retraite.

L'année 2003 marque l'officialisation de l'engagement de Citroën Sport au championnat constructeur ainsi que la première saison complète de Sébastien Loeb en catégorie reine. Trois Xsara WRC sont engagées par la marque aux chevrons, les deux premières étant cette fois-ci confiées à deux anciens champions du monde : Carlos Sainz et Colin McRae, avec lesquels le jeune pilote français devra faire équipe.

Il s'impose dès le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture du calendrier qui lui avait échappée l'année précédente sur tapis vert, au terme d'un duel serré avec le numéro un mondial Marcus Grönholm. Citroën réalise dans le même temps un triplé inédit en principauté depuis 1989 grâce aux podiums de McRae et Sainz. Désormais leader du classement pilote pour la première fois de sa carrière, Loeb écope du handicap de balayeur au rallye de Suède, terrain spécifique réputé chasse gardée des pilotes nordiques. Il signe un temps scratch et plusieurs chronos dans le trio de tête, démontrant une amélioration significative de ses performances sur neige par rapport à 2002. Il terminera septième du général.

Le rallye de Turquie fait son entrée au championnat du monde et constitue la première épreuve terre de la saison. Sébastien Loeb et Daniel Elena n'en verront pas l'arrivée, tous deux victimes d'une panne d'essence sur une liaison de la première étape, le copilote monégasque s'étant embrouillé dans ses cartes. L'Alsacien impressionne par sa rapidité d'adaptation au rallye de Nouvelle-Zélande, un terrain qu'il découvre. Il se classe quatrième du général et premier pilote Citroën en ayant pointé dans les cinq meilleurs temps sur plus de la moitié des spéciales.

Troisième épreuve inédite consécutive pour Loeb, le rallye d'Argentine présente des profils de spéciales très variés pour lesquels l'expérience doit être conséquente. Après avoir signé plusieurs temps dans le trio de tête, le Français est finalement contraint à l'abandon à la fin de la deuxième journée alors qu'il occupait la cinquième place. Le dénouement est identique au rallye de l'Acropole : lâché par le moteur de sa Xsara dès la toute première spéciale, il se retrouve rapidement mis hors course.

Loeb décroche le premier podium sur terre de sa carrière au rallye de Chypre, marqué par une hécatombe dans le clan Peugeot qui occupait un temps trois des quatre premières places. Distancé par le leader Petter Solberg, il terminera néanmoins à la troisième place après avoir été à la lutte pour la deuxième marche du podium en fin d'épreuve. C'est à cette période que son employeur, au vu de ses résultats, lui annonce une extension de deux ans de son contrat de titulaire.

Il retrouve un environnement plus familier au rallye d'Allemagne sur lequel il avait signé la première victoire de sa carrière l'année précédente. Après un départ en demi-teinte relatif à un mauvais choix de pneus et une position sur la route peu avantageuse, le Français prend la tête au soir de la deuxième étape dans une lutte face à l'armada Peugeot. Le duel qui l'oppose au champion du monde en titre Marcus Grönholm perdurera jusqu'à la dernière spéciale au terme de laquelle Loeb s'imposera pour une poignée de secondes.

Ses performances sont logiquement plus en retrait au rallye de Finlande en comparaison des pilotes locaux. Il augmentera peu à peu son rythme, signant quelques bons chronos dans la deuxième journée pour remonter jusqu'en cinquième position. Il confirme sa progression sur les revêtements terre en signant quatre temps scratchs dès l'entame du rallye d'Australie pour pointer en tête au soir de la première étape. Il devra finalement se contenter de la deuxième place en raison d'un mauvais choix de pneus en toute fin d'épreuve, laissant la victoire à Subaru et Petter Solberg. Il réalise cependant une bonne opération au classement mondial en se hissant au quatrième rang, à dix longueurs du leader Richard Burns et tenant compte du fait que trois des quatre derniers rallyes doivent se dérouler sur asphalte, sa surface de prédilection.

Loeb prend rapidement les commandes du rallye Sanremo en signant quatre temps scratchs dans la première étape. Alors solide leader avec près d'une minute d'avance sur ses poursuivants, il adopte un rythme de gestionnaire dans les secteurs restants. Il s'impose finalement d'un souffle après que l'arrivée tardive de la pluie en fin d'épreuve provoque la remontée inattendue de Gilles Panizzi. Le Tour de corse est alors l'occasion pour l'Alsacien de prendre une sérieuse option pour le titre. Il prend la tête du rallye à mi-distance de la première étape et une lutte pour la victoire se dessine peu à peu face au pilote Ford Markko Märtin. Mais les deux hommes sortent de la route à l'entame de la deuxième journée dans des conditions pluvieuses. La Xsara de Loeb reste bloquée pendant dix minutes au sommet d'un talus et il ne terminera sa course qu'à la treizième place.

La dernière partie du triptyque asphalte de fin de saison a lieu dans le cadre du rallye de Catalogne. Le Français prend les commandes dès la deuxième spéciale et accentue continuellement son avance en signant plusieurs temps scratchs. Les deux dernières journées sont le théâtre d'un match à trois avec Gilles Panizzi et Markko Märtin. Loeb parvient à contenir le retour de ses poursuivants et semble avoir course gagnée à deux spéciales de l'arrivée. Mais la pluie modifie une fois de plus la donne. Grâce à un choix de pneus particulier qui n'était alors pas connu de Citroën, Panizzi parvient à reprendre près d'une minute à son compatriote pour lui arracher la victoire sur le fil.

Au départ de la dernière manche de la saison, au rallye de Grande-Bretagne, trois pilotes peuvent encore prétendre au titre : les deux co-leaders Carlos Sainz et Sébastien Loeb, et le norvégien Petter Solberg à un point seulement. Celui qui s'imposera sera ainsi certain d'être titré. Sainz se retrouve rapidement hors jeux en raison d'un incendie survenu à bord de sa Xsara. Loeb et Solberg se partagent quant à eux la totalité des temps scratchs et prennent tour à tour les commandes du rallye. Mais une hécatombe survenue parmi les pilotes Peugeot, seule équipe pouvant encore contester le titre constructeur à Citroën, va bouleverser les différentes stratégies mises en place par la marque aux chevrons. Entrevoyant une issue facile pour décrocher la couronne, les instances dirigeantes de l'écurie française ordonnent à Loeb d'assurer un podium, suffisant pour s'assurer du titre. L'Alsacien s'exécute et laisse échapper la victoire et le championnat pilote dans l'escarcelle de Petter Solberg.

Sébastien Loeb achève ainsi sa première saison complète en catégorie reine au rang de vice-champion du monde, devançant ses deux coéquipiers totalisant à eux seuls trois couronnes mondiales et plus de cinquante victoires.

L'intersaison fut l'occasion pour Citroën de multiplier les essais sur un maximum de surfaces différentes dans le but de gommer les derniers points noirs rencontrés l'année passée. Le nouveau réglement de la saison 2004 ayant réduit à deux par équipes le nombre de voitures nominées pour les points constructeurs, la marque aux chevrons fut contrainte de se séparer de Colin McRae pour ne conserver que Carlos Sainz et Sébastien Loeb.



À la lutte avec Marcus Grönholm dans les premières spéciales du rallye Monte-Carlo, l'Alsacien prend les commandes de l'épreuve et creuse d'importants écarts en signant tous les temps scratchs de la deuxième étape. Inaugurant la nouvelle Peugeot 307 WRC, son rival finlandais part finalement à la faute et laisse le Français s'imposer pour la deuxième année consécutive en principauté. Loeb subit sa position d'ouvreur dans la première journée du rallye de Suède, distancé par Grönholm et l'estonien Markko Märtin. Mais le triple vainqueur de l'épreuve, victime des problèmes de jeunesse de la 307, abandonne finalement plusieurs minutes faute de direction assistée et Märtin arrache une roue de sa Ford Focus WRC dans le foulée. Seul en tête, le vice-champion du monde rentre dans l'Histoire en devenant le premier pilote non nordique à s'imposer en Suède depuis la création de l'épreuve en 1950.

Pour la première édition du rallye du Mexique au calendrier mondial, Sébastien Loeb fait face au champion du monde en titre Petter Solberg dès le coup d'envoi. Les deux hommes se partageaient la plupart des temps scratchs lorsque le norvégien écope d'une pénalité de retard au soir de la première journée en raison d'un problème moteur survenu sur sa Subaru Impreza au parc d'assistance. Pensant avoir course gagnée, l'Alsacien est finalement contraint à l'abandon le lendemain matin après qu'une pierre ait transpercé son carter d'huile. Il effectue un début de course en retrait lors du rallye de Nouvelle-Zélande, victime du handicap du balayage et du dysfonctionnement du système de départ de sa Xsara. Devant l'impossibilité de suivre le rythme des pilotes scandinaves occupant la tête, il terminera à la quatrième place du général et devra céder le leadership du classement mondial à Markko Märtin.

Loeb abandonne plus de quarante secondes dès la première spéciale du rallye de Chypre en raison d'un mauvais réglage des différentiels et prend de gros risques pour refaire son retard et accrocher la troisième place en fin de première étape. Il parvient à dépasser Harri Rovanperä le lendemain mais reste hors de portée du leader Marcus Grönholm. Le finlandais s'impose avant d'être déclassé quelques jours plus tard en raison d'une irrégularité constatée sur une pièce des pompes à eau des Peugeot 307 WRC, offrant ainsi sur tapis vert sa première victoire sur terre à l'Alsacien. De nouveau leader du classement mondial, le Français subit fortement le handicap de sa position d'ouvreur dans la première étape du rallye de l'Acropole et ne pointe qu'en cinquième position au terme de celle-ci. Il signe ses premiers temps scratchs à partir du lendemain et remporte en fin d'épreuve son duel face à Harri Rovanperä pour le gain de la deuxième place.

Les fortes pluies survenues la veille du départ annulent le balayage que devait subir le Français au rallye de Turquie. Il prend rapidement la tête et se retrouve un temps menacé par Marcus Grönholm pour finalement s'imposer et décrocher sa première victoire sur terre à la régulière. Au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb éprouve des difficultés à trouver le rythme mais parvient à signer ses premiers temps scratchs à la fin de la première étape. Débarrassé de Petter Solberg, Markko Märtin et Marcus Grönholm, tous trois partis à la faute, il rallie l'arrivée en deuxième position derrière son coéquipier Carlos Sainz qui s'adjuge le record de victoires en championnat du monde.

Trop prudent et ressentant plus que prévu les effets du balayage, le Français ne pointe qu'en dixième position à l'issue des premiers secteurs du rallye de Finlande. Il entamera alors progressivement une lente remontée qui le conduira jusqu'à la quatrième place finale et expliquera pendant l'épreuve souffrir de séquelles aux cervicales consécutives à une sortie de route survenue lors d'une séance d'essais,. Il s'impose ensuite pour la troisième année consécutive au rallye d'Allemagne, marqué par de fortes pluies et un duel serré avec son coéquipier Carlos Sainz et le jeune belge François Duval. Désormais titulaire d'une marge de trois victoires au classement mondial à six manches de la fin de la saison, les médias commencent à évoquer l'hypothèse d'un premier titre pour l'Alsacien.

Le balayage est encore une fois très présent pour la première édition du rallye du Japon. Derrière Petter Solberg, qui semble intouchable sur les terres de son employeur, Loeb se retrouve face à Marcus Grönholm pour le gain de la seconde place. Il remportera finalement son duel après que le finlandais eut été victime d'un problème de boîte de vitesses. Passé la Super-Spéciale d'ouverture, Sébastien Loeb prend les commandes du rallye de Grande-Bretagne sur un terrain rendu très piégeux par les intempérie mais se voit menacé par Petter Solberg dans les deuxièmes passages. L'affrontement entre les deux hommes rappelle la passe d'arme qu'ils se livrèrent en clôture de la saison 2003 et c'est le norvégien qui, une fois de plus, l'emporte pour une poignée de secondes.

Le traditionnel rallye Sanremo laisse sa place au rallye de Sardaigne, dont le profil des spéciales fait craindre au vice-champion du monde un effet démultiplié du balayage. Ses inquiétudes se confirment et le Français perd un temps significatif en début d'épreuve avant de remonter péniblement à la deuxième place, héritée des problèmes mécaniques de Marcus Grönholm. Devant lui, Solberg collectionne les temps scratchs et s'impose pour une troisième victoire de rang. Loeb n'a alors besoin que de cinq points au Tour de Corse pour décrocher son premier titre mondial. Il se résout après réflexion à adopter un rythme prudent et laisse les deux Ford Focus de Markko Märtin et François Duval prendre la tête. Lâché par son moteur, le jeune belge abandonne la deuxième place à l'Alsacien qui, dix ans après Didier Auriol, se voit à son tour sacré champion du monde des rallyes pour la première fois. La troisième place de Carlos Sainz permet également à Citroën de conserver sa couronne chez les Constructeurs.

Le nouveau champion du monde se retrouve à nouveau face aux pilotes Ford lors du rallye de Catalogne. Les deux titres étant attribués, il reçoit carte blanche pour jouer la victoire et prend les commandes de l'épreuve dans la deuxième spéciale. Il les conservera sur le fil au soir de la première journée avant d'être contraint à l'abandon le lendemain matin, victime comme au Mexique d'une pierre qui transperça son carter d'huile. La saison s'achève au rallye d'Australie, marqué par la décision du groupe PSA de retirer ses deux marques du WRC à l'horizon 2005 pour des raisons de coûts. Sous le choc, Sébastien Loeb fait face à Petter Solberg et Marcus Grönholm dans cette épreuve de clôture et s'impose pour la sixième fois de l'année après que les deux pilotes scandinaves soient tour à tour partis à la faute. Malgré ces résultats, il porte un regard pessimiste sur son avenir sportif et sur celui du rallye en général.
avatar
scuderia57
Admin

Messages : 2983
Points : 5929
Date d'inscription : 17/07/2014
Age : 61
Localisation : Monaco

http://www.restoremania.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sébastien Loeb

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum