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L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

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L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par scuderia57 le Mer 18 Fév - 12:42



Roger Baillon, accusé de fraude fiscale en 1978, a caché ses trésors automobiles pour éviter leur saisie par l'État Français, pas assez bien caché, car deux saisies et ventes auront toutefois lieu en 1979 et 1985 pour couvrir le redressement fiscal lié à la déclaration d'auto-faillite..., le prétendu désastre n'est pourtant pas auto-calculé, une partie "du butin" est oublié par le fisc..., cette sauvegarde inespérée peut-être mise-à-mal, si considérée comme une fraude concernant la succession..., car dans ce méli-mélo papy Roger est décédé...

Après son décès, seule solution trouvée : rideau, silence, secret..., l'État croit avoir tout pris comme chez Schlumph..., parfait..., ne rien dire, se faire oublier..., quoique les héritiers sont accusés de recel suite à une fraude fiscale présumée..., mais rien..., le dossier semble se perdre, plus de nouvelles, bonnes nouvelles..., une chape de plomb recouvre tout..., l'oubli durant plus de trente ans..., en finale : prescription !



2015, sonnez trompettes..., prescription générale bien assise, pas de risque, tout ne ressortira pas, mais les autos : oui..., en avant..., orchestration et mise en scène d'une prétendue re-découverte théâtralisée..., cinéma Bollywoodien..., pleurs, fleurs, bonheur...

Synopsis : 10 % des humains possèdent 90 % des richesses de la terre, donc il y en a beaucoup qui ont de l’argent à ne plus savoir quoi faire... et de l’argent qui rapporte encore toujours plus d’argent..., donc c’est sans fin pour certain(e)s…, tout se vend, tout s’achète…, même des bouts de ferrailles rouillées..., du Barnum, de l'esbroufe, certains doivent avoir pas mal d’argent à blanchir, d'autres sont en mal de notoriété..., vanité, théâtre de folie..., la plupart d’entre-elles coûteraient bien moins cher en partant de rien, qu'importe si on touche au grand n’importe quoi…, un nouveau concept est né : les véritables épaves de collection..., trois coups (bas), passez muscade..., plus blanc que blanc, repassé en prime... et pas donné !



Trente ans ont volontairement été passés dans l'oubli..., comme engloutie sous les herbes folles, bouffée par la rouille, envahie d'araignées, la collection de Papy Baillon qui s’était transformée en secret de famille dans le parc de la propriété, était un trésor d'alchimiste : transformer de la ferraille en or...

Et pas qu'un peu : 25.151.580 €uros pour cinquante-neuf carcasses mythiques exposées là..., sur toutes les bagnoles, une crasse d’époque ou on espère découvrir l’ADN de Roger Baillon…, qui, dans les années 50-60, a sauvé de la casse des dizaines de voitures qu’il achetait par lot, au poids, dans toute la France..., ce patron des Deux-Sèvres parti de rien qui a fait fortune dans les transports leur a consacré sa vie..., sa faillite en 1978 a sabré son rêve de musée, mais va rendre ses héritiers multimillionnaires...



Le 6 février 2015, la vente aux enchères orchestrée par Artcurial à l’occasion du salon Rétromobile à Paris, attire des enchérisseurs du monde entier, fascinés par l’incroyable histoire de Roger Baillon et de son trésor automobile amassé sous des abris de fortune, durant près de soixante ans, dans la campagne niortaise :

"Papy Roger voulait en faire un musée"..., me confie Ludovic Baillon, la larme à l'oeil..., hypocrite !




Il est 14h00, la vente aux enchères de la collection Baillon va démarrer..., il n'y a pas assez des 1.000 sièges prévus, beaucoup de gens restent debout, 35 agences de presse sont accréditées pour l’évènement, car l’écho médiatique suscité depuis deux mois seulement, par cette fausse "sortie de grange" est énorme et attise la curiosité d’amateurs (double-sens) du monde entier.



C’est Hervé Poulain, Vice-Président et Associé de la maison Artcurial, qui va officier au marteau, debout, il harangue la foule (il s'adresse à "son" public)
: "L’automobile constitue la marque d’un art de l’humanité... et cependant nous avons été surpris agréablement par l’écho planétaire qu’a suscité la présentation de la collection Baillon. J’y vois la cause dans l’histoire de l’art. C’est une constante, une réflexion sur la fuite du temps, notre finitude et la vanité de nos ambitions. Sous la renaissance, on appelait cela des écorchés, des artistes cherchant la mue sous la peau et les entrailles. Un siècle plus tard Rembrandt peignait "La Leçon d’anatomie". Plus tard encore, Hubert Robert ou Panini peignaient des paysages d’architecture en ruines. Puis, toujours dans cette recherche des corps et de la machine, Picabia inventait des machines, ces filles nées sans mères avec leurs innervations de fils, leurs poumons d’acier, leur cœur d’acier et leurs artères de caoutchouc. Et bien Mesdames et Messieurs, la leçon à tirer de cela c’est qu’il faut vivre intensément, et se faire du bonheur. Ce que je vous invite à mettre en pratique dès maintenant ! Aussi bien avec mon marteau comme une baguette magique, aussi bien avec moi-même comme un alchimiste et vous comme collectionneurs, nous allons réanimer ces belles pour un autre destin... La première fois que je suis passé dans une émission de Bernard Pivot, j’avais dit que la production automobile dans ce qu’elle a de meilleur, parce qu’elle est une œuvre vivante et parce qu’elle représente les pôles du génie de l’homme, procurait plus de sensation et plus d’émotion qu’un Renoir. A l’époque cela paraissait comme une provocation. Et bien, nous y sommes aujourd’hui"...

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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par scuderia57 le Mer 18 Fév - 12:45

Quelques journalistes ont pris des notes, les miennes sont sur mon téléphone portable, je demanderais au secrétariat de m'envoyer la copie du discours..., Papy Baillon aurait halluciné de voir cette salle pleine à craquer de gens s’extasiant dans toutes les langues (en russe, en anglais, en italien), avec en tête de s’arracher les voitures cabossées de la collection Baillon, comme des Picasso.

 
 


Avanti...

"Ils ont mis tous les richissimes aux premier rang"..., me soupire un enchérisseur...
"Dès les premiers minutes, mon mari a renoncé à lever le carton"..., me dit une riche retraitée qui avait en ligne de mire le lot N°9 (une Lorraine Dietrich noire) pour 10.000..., la voiture s’est vendue quarante…, "On n’est plus dans la passion mais dans le snobisme"...

Sur l’écran géant, les chiffres montent tellement vite qu'Hervé Poulain en perd presque son marteau"Lot n°11, une Delahaye : 180.000 au fond..., 260.000 au téléphone..., 280.000 et vous repartez avec en Espagne"..., le marteau tombe à 360.000 euros..., elle était estimée entre 100.000 et 150.000 euros.
"Le lot N°15, la Facel Excellence des années '60, vient d'être adjugé 120.000 euros, le double de sa mise à prix, ça atteint des sommes stratosphériques"..., 
s'étonne une blonde...,"Ce n’est plus seulement de la voiture introuvable que l’on se paie, mais du Baillon"...



"La bagnole d’antan est devenue le placement le plus rentable devant l’art et l’immobilier, selon l’indice compilé par le Financial Time : les prix des voitures de collection ont augmenté de 395 % depuis 2002"..., me dit un Limousin qui assiste à la vente avec des amis et s'est mis en tête d'enchérir sur la Ferrari California : "Je pourrais dire que j’aurai été propriétaire de la Ferrari d’Alain Delon pendant quelques secondes"...
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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par scuderia57 le Mer 18 Fév - 12:46

Le cirque continue, une véritable folie, orchestrée par Maître Poulain, assisté par Mathieu Lamoure et Pierre Novikoff, un trio auquel aucun geste n’échappe..., en ce compris les offres sur internet ou par téléphone...

 


Après presque 3 heures de vente et 57 voitures adjugées, voilà qu'entre le coupé Maserati A6G 2000 Gran-Sport signé Frua..., qui part finalement au double de son estimation : 2 millions..., puis c'est au tour de la Ferrari 250 California prétendue être l'ex-Alain Delon, complète mais déglinguée de partout (en 2012, l'ex-250 California 1959 de Roger Vadim, en meilleur état, avait atteint 4,5 millions d’euros)...

Hervé Poulain débute à 6 millions, pour une estimation de 10/12 millions..., quelques minutes plus tard, elle est vendue 16,3 millions d’euros (frais compris).., record du monde battu !
"Je connais l’acheteur de la voiture, et la bonne nouvelle, c’est que celle-ci va rester dans son état d’origine. La mécanique va être refaite, mais le but de son nouveau propriétaire est de la laisser dans son état le plus proche possible de ce qu’il est aujourd’hui"... explique Mathieu Lamoure, à l’issue de la vente, à un journaliste de Caradisiac qui boit ses paroles comme du petit lait... (il avait auparavant interviewé Maître Hervé Poulain en vidéo :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] )



Le directeur associé d’Artcurial, exulte du résultat obtenu..., Artcurial devrait empocher plus de 30% du chiffre brut de la vente soit 7,5 millions et Matthieu palper, sous réserve, 20% de ce montant soit 1,5 million, à cette pensée, il s'écrie : "C’est historique"....

Cette collection re-découverte (sic !) en cette fin d’année est le reste de la collection de Roger Baillon, puissant entrepreneur de la région niortaise..., il est temps maintenant d'en retracer brièvement l'histoire : à l’adolescence, alors qu’il été destiné à reprendre l’exploitation agricole de ses parents, Roger Baillon se passionne pour la mécanique (refrain connu)...

 
 
  
 

Apprenti dans un garage Peugeot à Niort, il se spécialise dans l’aviation (ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte), ensuite, avant de gérer une station service dans la région parisienne (grandeur et décadence, donc), après la seconde guerre mondiale, sa station service ayant été bombardée, il revient dans sa région natale et fera fortune dans un premier temps avec une activité de carrosserie (relativisez-la pour faire bonne mesure)...

Dès 1945, comme Onassis le fait pour d'antiques cargos, il récupère rapidement les camions abandonnés par l’armée allemande (c'est gratuit pour qui sait s'y prendre avec vélocité) et rachète ceux des américains pour pas grand chose... afin de ne garder que le châssis et la mécanique et les recarrosser en véhicules utilitaires (grimages et maquillages, grattages de numéros et ponçage des couleurs)..., ces derniers sont loués à des entreprises locales, à la recherche de tels véhicules après-guerre pour relancer leurs activités...



L’entreprise est d'autant plus florissante que la matière de base est abondante et quasi gratuite..., à tel point que Roger Baillon à les moyens de présenter, en 1947, lors du salon de l’automobile de Paris, l’Oiseau Bleu, une voiture de prestige qu’il a lui-même dessinée, qui n’aura hélas (bien mal acquit dit-on), pas de carrière commerciale (tout le monde n'a pas l'argent facile).

En 1950, Roger Baillon se fait à nouveau remarquer dans son activité de carrosserie avec la Micheline, un camion à cabine avancée, l’un des premiers de l’industrie française du poids-lourds..., cette activité de carrosserie, pendant les années 1960, emploie jusqu’à 200 salariés..., de la production de camions à l’activité de transport, il n’y a qu’un pas que Roger Baillon décide de franchir rapidement, en créant la société des Transports R.Baillon...
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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par scuderia57 le Mer 18 Fév - 12:47



En effet, inventeur de génie (dixit sa famille), Roger Baillon a développé un semi-remorque citerne étanche permettant le transport de produits chimiques dangereux... et comme dans la région Niortaise, dans le village de Melle, se trouve une usine de production de produits chimiques..., vous devinez que les Transports Baillon signent un contrat de transport portant sur la quasi totalité de la production...

Petit à petit, la société de transport s’agrandit pour devenir l’une des plus grandes flottes de la région Poitou-Charentes... et dès les années 1960, les camions Baillon arpentent les routes jusqu’au Portugal.



Passionné d’automobiles, Roger Baillon à l’ambition de constituer une collection automobile aux fins d’ouvrir un musée automobile avec son fils Jacques..., et ce avec l’argent qu’il dégage de ses activités, Roger Baillon achète des voitures anciennes dès 1950, il en sauve d’autres de la casse à une époque où les Bugatti, Delage et autres ne valaient rien, si ce n’est le poids de la ferraille...

Roger Baillon devient ainsi l’un des premiers collectionneurs d’automobiles en France, quasiment en même temps qu’un certain Henri Malartre, et avant même les frères Schlumpf..., cette collection croit rapidement et comprend plus de 200 voitures à ses plus belles heures...



La société des
Transports Baillon n'aura durant tout son existence qu'un principal client : les Usines de Melle, qui produisent des produits chimiques en tout genre..., à côté de ce client, les Transport Baillon vont péniblement arriver à dénicher d’autres contrats, qui n’auront toutefois pas le même volume que les Usines de Melle.

La société était donc en position de dépendance économique... et d’un autre côté, la société ne se développait qu'en achetant majoritairement des camions d’occasion, afin de pouvoir réaliser des profits gargantuesques immédiatement utilisés pour acheter des automobiles..., le début d’un assèchement des finances, traduisez par : "un manque de trésorerie de la société" !



En 1967, les Usines de Melle exigent que les transports Baillon modernisent leur flotte de camions, afin de s’assurer que les marchandises seront convoyées en temps et en heure, mais aussi de façon plus sûre
qu’avec des camions de plus de 10 ans d’âge.

Roger Baillon fait un effort surhumain..., des Unic flambants neufs intègrent alors la flotte des Transports Baillon, rejoints au début des années 1970 par des Büssing d’occasion, puis par quelques Fiat et Berliet neufs qui compléteront la flotte au milieu des années 1970...., mais s
i le contrat avec l’Usine de Melle est maintenu, les relations vont se détériorer parce que Roger Baillon s'occupe de moins en moins de sa société et de plus en plus de ses voitures..., suite à quoi le contrat ne sera pas renouvelé en 1977...



Les transports Baillon perdant le gros de leur volume de transport, les conditions au sein de la société se détériorent, les dettes s’accumulent, les chauffeurs sont payés en retard, puis ne sont plus payés..., une grève de ses derniers entraînera la chute de l’empire Baillon, la faillite est prononcée le 18 Janvier 1978.

Le principal de l’actif des transports Baillon est alors repris par les Transports Onatra, mais cela ne permet pas de combler le passif accumulé par les Transports Baillon...



Plus encore..., courant 1978, Roger Baillon est mis sur le banc des accusés par l’administration fiscale pour répondre de fraude fiscale..., en effet, des mouvements d’argents douteux sont repérés entre sa Société Anonyme créée en 1966 et la société des Transport Baillon...

La condamnation tombe en fin d’année, avec à la clé une lourde amende pour Roger Baillon qui envisage alors de vendre ses biens immobiliers plutôt que sa collection d'automobiles, mais celle-ci sera saisie avant qu'il ne parvienne à la transférer en terre inconnue...



Pour essayer de sauver sa collection, Roger Baillon conteste la saisie, puisqu'une partie de ses voitures n’avait pas été déclarée comme faisant partie des biens de ce dernier, c'est futé, mais quel mépris vis-à-vis de ses employés "à-la-rue"..., l'indécence, déjà...

Ainsi, la première vente aux enchères se limitera-t-elle à une petite soixantaine de voitures, cédées sous le marteau du commissaire-priseur DEZAMY les 23 et 24 juin 1979..., 1.285.300 Francs sont ainsi récoltés.



En ce qui concerne les autres voitures, la justice suit sont cours, puis en 1985, le 20 Octobre, la seconde vente aux enchères se tient, portant cette fois sur 32 voitures, vendues encore une fois sous le marteau de Maître DEZAMY, avec un résultat de 2.557.600 Francs.

Lors de cette vente, la presse locale publie un article allant dans le sens de la collectivité, se demandant quand le reste de la collection (qui comprenait encore 80 véhicules, dont une Bugatti), allait être vendue..., mais la famille Baillon au grand complet va se murer dans le silence... et, incroyable, le fisc et la justice vont oublier ce reliquat d'automobiles...
, les voitures restantes seront conservées sur place, sans que personne n’y touche et n'y prête "officiellement" attention, en attente d'une prescription des dettes et actions judiciaires et fiscales, de telle sorte qu'on ne puisse reprocher à la famille Baillon d'avoir détourné frauduleusement ces actifs... et, petit à petit, seuls les instigateurs de cette collection sauront qu'elle est toujours là...



L
e décès de Roger Baillon en 1996 n’éventera pas ce secret, permettant aux voitures de rester dans la famille..., mais le décès de Jacques Baillon en Octobre 2013, alors qu'il n'y a plus rien à craindre des autorités..., lancera la succession de cet important patrimoine..., les héritiers considérant avoir assez attendu, contactant la Maison de vente aux enchères Artcurial et la chargéant de liquider au mieux cette collection lors de l’édition 2015 de Rétromobile à Paris.
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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par scuderia57 le Mer 18 Fév - 12:51

Le fisc (l'État Français) a donc incroyablement oublié l'existence de cette collection durant 30 ans..., malgré que la presse locale a publié, lors de la deuxième vente aux enchères, qu’une partie de collection restait entre les mains de Roger Baillon, comprenant environ 80 voitures dont quelques marques de grand luxe (Bugatti)..., par ailleurs, quelques clubs de marques disparues avaient noté l'existence de véhicules prestigieux immatriculés dans les Deux-Sèvres, notamment l’amicale Facel-Vega qui disposait de plusieurs éléments permettant d'affirmer qu’une Excellence se trouvait dans le département..., p

lus encore, vers 2010, quelques photos volées de cette collection prises par-dessus un mur avaient été publiées sur un important forum français de voitures anciennes, accompagnées d’un commentaire indiquant qu’une collection abandonnée se trouvait dans les Deux-Sèvres..., des photos qui avaient fait grand bruit, avant de disparaître très rapidement ! 



La collection n’était donc pas si inconnue que ça, mais restait cependant impossible à approcher..., seul un historien automobile a eu l’occasion de photographier quelques voitures de cette collection pour un ouvrage portant sur les Talbot, un livre publié en 2011.
De ces 95 véhicules, seuls 59 ont été mis en vente lors du salon Rétromobile... et pour cause, au détour de quelques images, apparaissent des voitures moins atypiques : Renault Dauphine, Renault 12, Peugeot 604, 204…, qui seront
conservés par les héritiers.




Roger Baillon avec une Rolls Royce berline Mulliner de 1953, qui fut vendue 57.000 F (8.690 €uros) aux enchères judiciaires en juin 1979


La soi-disant re-découverte de cette collection est apparue dans les médias le 05 Décembre 2014..., alors que la vente aux enchères était déjà programmée pour le 06 Février 2015..., autant dire/écrire qu'il n'y a jamais eu de "re-découverte"..., cette annonce, faite deux mois avant la vente aux enchères fut un beau coup de publicité pour Artcurial, via un enfumage et une médiatisation internationale orchestrée de cette fausse (re)découverte..., les collectionneurs capables d'aligner une quinzaine de millions d'€uros furent d'ailleurs "mis au parfum", bien avant la presse (il fallait aller vite), mais surtout les investisseurs hyper-fortunés, habituels clients des ventes aux enchères...


Les manières de "faire" des fortunes sur de tels coups, dépassant l'entendement commun (gag !)..., je ne vais pas ici perdre mon temps à vous les décrire et commenter..., les questions d'argent n'empêchent évidement pas (à dessein)... les protagonistes de s'attacher à l'homme qui aurait tant voulu créer la Collection Baillon aux 250 autos..., Geneviève, la fille, dit de son père qu'il fut :
"Un grand Monsieur, très sensible"..., Céline, la petite-fille, voit chez son papy : "Un autodidacte génial, un peu extravagant, qui a vécu et a eu raison vingt ans trop tôt"...
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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

Message par enrimores le Dim 22 Fév - 11:13

Prés beau sujet, plein de mystère et d'interrogations, comme on aime. x12
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Re: L'incroyable collection automobile de Roger Baillon vendue 25.151.580 €uros...

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