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Ferrari 250GTO (4)

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Ferrari 250GTO (4)

Message par enrimores le Sam 26 Avr - 9:26

La Ferrari 250 GTO-Favre-Garnier en 2010 !



Suite de  : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

1963 Ferrari 250 GTO Berlinetta "re-création"
Estimation : £ 280,000 - £ 340,000 =  $ 420.000 - $ 500.000 = 310.000 €uros - 380.000 €uros


Résultats des enchères (RM Auctions, Londres 2009) : La voiture n'a pas été vendue, l'enchère la plus élevée était de £ 230.000 = $ 345.000 = 250.000 €uros 

300 ch, 2953 cc, V12, bloc et culasses en aluminium, simple arbre à cames en tête, 2 soupapes par cylindre, six carburateurs double corps Weber, boîte de vitesses manuelle à 4 rapports AV et 1 AR.

Suspension avant indépendante à double bras transversaux, ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis.

Essieu arrière rigide à lames semi-elliptiques et ressorts hélicoïdaux, bras de liaison Watt.

Freins à disque à commande hydraulique, jantes à rayons.







La Ferrari 250 GTO, est l'automobile la plus convoitée et vénérée parmi toutes les automobiles qui existent jusqu'à aujourd'hui.

Malgré toute son histoire, particulièrement ses victoires au championnat du monde 1962, 1963 et 1964... et sa fin assez misérable lorsque l'ancien éleveur de poulet qu'était Carroll Shelby a battu le Commendatore Enzo pour le titre de champion du monde en 1965, la Ferrari 250 GTO continue d'engendrer une mystique qui transcende toutes les autres automobiles, y compris toutes ses congénères Ferrari.

Initialement conçue, fabriquée et homologuée pour gagner le Championnat mondial, le développement ultime de la 250 GT, la GTO a marqué la fin des Ferrari de course à moteur avant qui devenaient vite obsolètes. 

La GTO représente aussi l'une des dernières vraies voitures à double usage, capable de se rendre à une course par la route, par "ses propres moyens", d'y participer... et d'en revenir, toujours par la route...

Un exemple : la 250 GTO de Jacques Swaters (garage Francorchamps) partie de Bruxelles vers Le Mans... et retour après avoir remporté la deuxième place dans l'éreintante course des 24 heures du Mans, un événement en 1963 ! 

Comme l'a rapporté plus tard Jacques Swaters, il n'a pas suffit d'aller de Bruxelles au Mans et d'en revenir après avoir gagné le seconde place..., il a aussi fallu traverser tout Paris dans les embouteillages de la circulation..., de plus la voiture fut garée au retour, dans la rue, alors que l'équipe célébrait son exploit !

Ce ne serait plus possible aujourd'hui ! 

La Ferrari 250 GTO a fait ses débuts en compétition aux 12 Heures de Sebring en 1962, avec Phil Hill et Olivier Gendebien.







Selon la légende, ils ont d'abord été quelque peu perturbé lorsqu'ils ont été contraints, sur ordre d'Enzo à conduire cette voiture qui était classée en catégorie GT, alors qu'ils s'attendaient à piloter un prototype du calibre de la 250 Testa Rossa.

Toutefois, lorsque le drapeau à damier est tombé au passage de leur GTO, ils étaient en seconde place au classement général et à la victoire de la classe GT, terminant derrière Bonnier et Lucien Bianchi qui eux se partageaient une 250 Testa Rossa !

La 250 GTO à remporté le Championnat mondial des constructeurs, trois années consécutives, 1962, 1963, 1964, plus d'autres victoires dans divers événements parmi les plus prestigieux, dont Le Mans, Sebring, et le Tour de France.

L'histoire de la 250 GTO est également indissociable de ses créateurs : Giotto Bizzarrini et Carlo Chitti, ainsi que ses pilotes de légende, y compris John Surtees, Willy Mairesse, Olivier Gendebien et Phil Hill.

Par la suite, de nombreuses 250 GTO ont été utilisées dans des courses amateurs et comme moyen de transport quotidien pour certains farfelus bien-nantis (quoique pas toujours, car les 250 GTO ne valaient pas grand chose en ces temps révolus).

Seulement 39 GTO ont été construites par Ferrari.







A la fin des années '70, début des années '80, un phénomène est peu à peu apparu dans le marché des voitures de collection ayant à la fois des performances exceptionnelles et une évidente rareté, ont vu leur valeur de marché accélérer rapidement.

Un changement de paradigme s'est produit, où les voitures de la valeur et de l'importance historique de la GTO n'étaient plus simplement vues que comme des vieilles voitures de course magnifiques et utilisables sur route..., mais comme des outils spéculatifs ! 

Les personnes les plus financièrement capables de les promouvoir (des trafiquants de drogues et des mafieux véreux), les ont alors présentées comme l'équivalent automobile des beaux-arts..., les 250 GTO sont ainsi devenues des oeuvres d'art hautement spéculatives, dans le seul but de blanchir de l'argent de la drogue.

Après avoir pulvérisé de faux records, les trafiquants sont passés à d'autres moyens de blanchiment, mais le marché des voitures de collection qui n'y avait rien compris, a continué à devenir fou... entrainant d'autres records..., jusqu'au moment ou il n'y eut plus personne dans ce jeu planétaire de la pyramide...

Les valeurs se sont alors effondrées, beaucoup ne s'en sont jamais remis..., certains vont payer toute leur vie...

Mais, 20 ans plus tard, maintenant, en 2010, les "ceusses" qui ont su et pu attendre, sont occupés à relancer la machine à laver planétaire...

Les communiqués de presse commencent le bal en annonçant des valeurs mirobolantes qui ne reposent que sur des racontars de vieilles crapules...

Il y a de l'argent à prendre aux nouveaux riches qui ne se souviennent pas de ce qui s'est réellement passé dans les années '80...







Cette "dynamique" de marché à part, la 250 GTO continue d'enflammer les tifosis amateurs de sensations fortes, qui ne voient en elle qu'une relique d'Enzo distillant au monde sa pureté absolue de conception...

 Connaissant ce vieux briscard, un peu salaud sur les bords (et même plus), j'ai crainte qu'une association plus dévote que les autres ne songe à le faire canoniser..., Saint Enzo Ferrari..., ça aiderait les ventes !

Et pas que des voitures, les parapluies, t'shirt, casquettes, dessous de verre, stylos, gomme, papier toilette à la gloire et la sainte figure du Commendatore..., ça ferait exploser les marges bénéficiaires qui sont déjà au top !

La rareté et les valeurs financières de la 250 GTO ont donné des ailes aux opportunistes dont certains ont créé un mouvement visant à répliquer cette voiture légendaire.

Aujourd'hui il y a beaucoup plus de 250 GTO répliques que de 250 GTO originales.

Alors que certaines répliques, mal exécutées en plastique et fibres de verre, de 250 GTO, sur base Datsun 240Z et 260Z, ont inondé le monde des garçons-coiffeurs incapables d'acquérir une 208 ou une 308 Bertone (les moins chères)..., une poignée de privilégiés ont eu l'occasion (qui fait le larron) d'acheter des Ferrari 250 GT re-carrossées en 250 GTO.







Ces répliques n'en sont pas vraiment..., puisqu'elles ont été réalisées très exactement comme les 250 GTO, de manière quasi empirique, sur base du chassis et des moteurs, boites, trains roulants des 250 GT ! 

Ce sont d'avantage des re-carrossages, que des répliques, on pourrait même dire et écrire que ce sont des sortes de restauration "accommodantes"...

Elles "offrent" même une meilleure qualité de fabrication en carrosserie, habillage intérieur mécanique ! 

Leurs performances sont supérieures aux voitures originales, sans l'appréhension qui résulte de piloter une "oeuvre d'art" de plusieurs dizaines de millions !

La Ferrari 250 GTO qui illustre cette sixième et dernière partie de la Saga, est un des plus beaux exemple des GTO refabriquées par Alain Garnier.

Il s'est servi d'une Ferrari de route d'origine, une 250 GTE 2 +2, châssis N°3781GT, considérée par les connaisseurs es-réplica comme la meilleure base possible pour une reproduction de 250 GTO.

Les 250 GTE ont été construites de 1959 à 1963, avec un châssis qui était quasi identique dans sa configuration et les dimensions de celui des 250 GTO.

Cette 3781GT a été recarrossée en France en 1988, au départ d'une 250 GTE vendue neuve à Jacques Entremont, qui, après l'avoir conduite de 1963 jusqu'en 1988, a commandé à Alain Garnier sa transformation en 250 GTO.

Alain Garnier, qui fut le premier constructeur de répliques 250 GTO, a accompli ce travail.

Les travaux de finition ont été réalisés par Philippe Billot à Cannes, France, y compris les vitrages et les plexiglas (vitres latérales et arrière) de la voiture.

Un ensemble de jantes à rayons, Borrani, une marque emblématique, chaussées de pneus Dunlop Racing, comme la monte 250 GTO d'origine, ont complété le package extérieur.

Ensuite, la voiture a été vendue par Jacques Entremont à un Canadien passionné de Ferrari demeurant près du Circuit du Mont-Tremblant au Québec.

Dans ce cadre, 3781GT a été principalement utilisée comme une voiture de loisirs.

Divers "arrangements" et copinages, ont permis à ce Québécois bon teint..., d'obtenir un passeport "FIA Historic"  lors d'une course en classe GTS12..., faisant de la 3781GT, la seule réplique de 250 GTO qui à reçu des documents officiels de la FIA..., la rendant admissible à concourir dans les épreuve historiques (rallyes et courses), partout dans le monde.

C'est le genre de comportement qui nuit à la crédibilité de la FIA..., car dans une trentaine d'année..., c'est le genre exact de voiture qui finira par être assimilée à une vraie 250 GTO !







Réfléchissant sur l'impact des vraies 250 GTO sur les masses laborieuses qui voient en elle "Le Saint Graal", je me suis demandé comment une telle voiture..., qui à maintenant une valeur égale à celle de 10 grandes maisons dans un quartier chic et huppé..., ou à un vol d'avions Spitfires restaurés.... ou à 100 nouvelles Porsche Carrera 4S..., ou à 500 Mini Cooper "S"... pouvait être acquise..., alors qu'une reproduction parfaitement convaincante de 250 GTO peut être obtenue pour un soixantième de ce prix ! 

Étant donné que seulement 39 Ferrari 250 GTO furent jamais produites et que toutes existent toujours... et arrivent rarement sur le marché, une 250 GTO Garnier, Favre ou autre..., offre à son propriétaire la chance de posséder et de jouir de nombreux avantages de cette voiture de course de légende tout en réalisant une économie substantielle.

Car une fois qu'on se glisse derrière le volant de cette Garnier 250 GTO, c'est du pareil au même...



Interview d'Alain Garnier...














 
 
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enrimores
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Re: Ferrari 250GTO (4)

Message par Fada33 le Sam 26 Avr - 9:30

très beau sujet, mais ce n'est plus de la restauration, c'est de l'ART! Rolling Eyes
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