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Louis Meznarie

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Louis Meznarie

Message par scuderia57 le Mar 30 Déc - 19:18

Issu du compagnonnage, autodidacte surdoué, Louis Meznarie fit ses premières armes sur les moteurs de motos Puch, NSU et sur quelques anglaises en participant à des compétitions. C’est au début des années 60 qu’il affirme sa réputation de préparateur intransigeant et compétent sur la gamme des NSU avec la « Prinz » puis la 1000TT. M.C.Beaumont, B.Darniche, G.Chasseuil ou G.Larrousse lui doivent les lauriers recueillis en rallyes durant les saisons 1966 à 1969. La version groupe 2, avec ses 1100 cm3 et 72 cv, s’imposait sans conteste dans sa catégorie et ses victoires absolues au Lorraine, Bayonne Côte Basque témoignaient de son efficacité et de sa fiabilité face à de plus grosses cylindrées. Au volant d’une version gr.4 de 1300 cm3 et 115 cv, B.Darniche en avait étonné plus d’un, notamment au Critérium des Cévennes en 1969, en lutte avec les berlinettes Alpine 1600. Il avait d’ailleurs, cette année là, remporté 2 scratches au Var et au Forez.


Après ces résultats flatteurs, Louis Meznarie, le « sorcier », avait largement assis sa réputation auprès des pilotes qui visaient la victoire.
A partir de 1970, une marque, Porsche, l’intéressa au plus haut point de par la conception rigoureuse de ses modèles et particulièrement la 911S 2,2L. Le premier, qui le connaissait bien, à lui faire confiance fût G.Larrousse, lequel l’introduisit auprès de l’usine. S’imprégnant des subtilités de fabrication des moteurs, il prépara une version 2,4L de 260 cv, en groupe 4, avec laquelle Larrousse s’illustra aussitôt à Montlhéry en 1971. S’ensuivit le Tour Auto 71 dans lequel J.Barth/J.Dolhem partaient favoris, mais, un embrayage défaillant causa l’abandon. C’était la fameuse « psychedelic » jaune à parements rouges. Parmi les épreuves en circuit et côte auxquelles avait participé la voiture*, on pouvait noter 9 victoires en gr.4 (avec un moteur passé à 2,6L et 284 cv), telles celles de Magny-Cours, Rouen, Haut-Cantal et Mont-Dore.
*900 kgs, 2550 cm3, 284,7 cv à 8200 t/mn, roues 7 et 9x15, BV type 915, injection mécanique Bosch, double allumage, autobloquant ZF à 80 %.





Toujours soucieux de rendement moteur, de belle mécanique efficace et fiable, le préparateur préférait tester et appliquer ses propres solutions (moteurs et boites) permises par le choix considérable de pièces du constructeur. Dès 1972, ne voulant pas rejoindre l’équipe Alpine à Dieppe malgré les sollicitations de Larrousse, préférant garder son indépendance, il s’intéressa au Mans par le biais de pilotes comme S.Garant, J.Barth. Avec la sortie de la Carrera RSR 2.8 (qu’il engagea à son nom) et les résultats de son pilote-client G.Fréquelin, 1973 mêlait satisfactions et déception avec sa voiture détruite à Montlhéry. Les années suivantes, au Mans (avec H.Striebig) ou en rallyes (avec G.Fréquelin, R.Touroul) confirmaient sa réputation de sérieux et d’honnêteté dans le milieu des préparateurs en pleine explosion. D’autres pilotes le sollicitaient comme J.Henry ou P.Roussely et Thierry Sabine lui apportait le titre en gr.3 (avec la 3.0 RS) au championnat de France des circuits 1974.


Insatiable de nouvelles solutions, il améliorait des versions de la 3.0 RSR, 934 Turbo et même 935 et raflait une enviable 11ème place aux 24h du Mans 1976 avec H.Striebig/A.C.Vernay. Hélas, les coûts de préparation devenus faramineux et la flambée financière du sport automobile le ramena à de plus sages ambitions.


Le championnat de France des rallyes allait lui permettre d’exprimer son talent et une activité croissante grâce à l’insistance de B.Béguin qui, avec la 911SC version gr.4 (315 cv), jouait le titre qu’il obtenait avec ses victoires au Touraine, à l’Antibes, à la Ronde d’Armor, Lorraine, Forez, etc…En parallèle, il préparait aussi la version RS 3.0 de l’auvergnat M.Teilhol qui s’illustrait en 2ème div. au Livradois-Forez, Ambert, Dôme-Forez, Quercy.




1980 apporte la même réussite avec, en plus, le titre de vice-champion d’Europe pour B.Béguin/JJ Lenne. La 911 SC étant gage de fiabilité, les années 81/82/83 confirmaient la réputation du préparateur et le titre en 2ème div. 1983 pour M.Teilhol qui avait exigé de Louis Meznarie une gr.4 identique à celle de Béguin.




Ainsi se termine l’aventure d’un préparateur surdoué qui, avant de clore son activité au début des années 90, avait préparé pour le VHC les éternelles 911 2L.

 *Je ne saurais trop vous conseiller de lire l’ouvrage de G.Clarac, aux éditions ETAI, « NSU et PORSCHE de compétition préparées par L.Meznarie »
Crédit photos L.Meznarie et divers.
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