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Renault Alpine A442

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Renault Alpine A442

Message par scuderia57 le Ven 12 Déc - 20:35

Les 24 Heures du Mans revêtent une importance capitale. Gagner cette année là, pour Renault, un impératif absolu. Au terme d'une course extraordinaire, " sans doute un des plus beaux 24 Heures depuis sa création ", Pironi et Jaussaud vont l'emporter. Une victoire mémorable dont chacun garde le souvenir : Jaussaud aux bord des larmes, Pironi s'évanouissant à l'arrivée

En cette année 1978, l'actualité est tragique : Claude François, Aldo Moro, Paul VI, Jacques Brel, Golda Meir, Giorgio de Chirico trouvent la mort. Il n'y a guère que le sport pour égayer la morosité ambiante. Et notamment un des événements majeurs de l'année sportive automobile : les 24 heures du Mans. Pour Renault l'enjeu est d'une extrême importance. En 1977, la Régie s'était alignée en affichant publiquement son intention de gagner mais avait connu l'échec et essuyé l'affront des Porsche sorties gagnantes par suite du règlement de l'époque permettant de franchir la ligne d'arrivée au ralenti. Une expérience que Renault ne veut réitérer à aucun prix. La tâche sera difficile car les Porsche comptent bien au Mans l'emporter pour la troisième année consécutive. Pour Renault, ces 24 heures sont donc une priorité absolue face à laquelle le programme de F1 a été relégué au second plan. Un important budget y est consacré. Pour François Castaing et Bernard Dudot, ingénieurs en charge des moteurs, l'abandon des Renault en 77 est dû essentiellement au fait qu'aucun circuit d'essai ne reproduit les conditions d'utilisation spécifiques aux 24 heures ; notamment celles qu'entraînent la ligne droite des Hunaudières ; 5 kilomètres à plein régime toutes les trois minutes et demie. De fait, on entreprend des essais d'endurance au Castellet puis sur la TRC en Ohio. Pour le premier constructeur français, il s'agit moins d'améliorer les performances de la voiture que d'en augmenter ter la fiabilité. II s'ensuit de nombreuses modifications tant sur le moteur que sur la boite de vitesse ou que sur le châssis. Deux des 6 Renault engagées, (4 Renault Alpine et 2 Mirage-Renault), baptisées pour la circonstance A442 B et A443, subirent des essais en soufflerie qui débouchèrent sur l'adoption d'un saute-vent en plexiglas, enveloppant complètement le pilote et pourvu d'une fente afin de voir la route sans l'exposer au courant d'air. Cette bulle "permet" de gagner environ 8 km/h en ligne droite. Un atout certain que les pilotes de l'A 443 refuseront parce qu'elle procurait une sensation de claustrophobie et qu'elle rendait la chaleur intolérable dans l'habitacle. Par contre elle portera chance à l'équipage de la 442B pilotée par Jean-Pierre Jaussaud et Didier Pironi : en effet, l'Alpine-Renault n°2 enlèvera le titre d'une des épreuves les plus réputées du monde en parcourant plus de 5000 kilomètres à 210,188 km/h de moyenne.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
MOTEUR:
Renault-Gordini-Elf, 6 cylindres en V. 4 soupapes par cylindre. Alésage 86 mm. Course 57,3 mm. Cylindrée 1997 cm3. Puissance 500 ch.
CARROSSERIE:
Barquette bi-places ouverte à aileron Ar, à moteur central et propulsion Ar.
DIMENSIONS:
Longueur 4,800 m. Largeur 1,840 m. Hauteur 1,30 m. Poids : 715 kg. Empattement 2,466 m Voie Av 1,444 m. Voie Ar 1,442 m.
PERFORMANCES : 360 km/h.


De l'avis de tous les spécialistes, rarement on assista à d'aussi beaux 24 heures. A l'issue des essais, nul ne peut affirmer qui sera présent à l'arrivée. Sur la grille de départ, les deux écuries rivales (Porsche et Renault) se partagent à parts égales les six premières places.
Jacky Ickx signe le meilleur temps en 3'27"6 mais doit s'arrêter au bout de deux tours. Haywood est quant à lui, retardé. Les choses se présentent donc au mieux pour Jabouille et Depailler les leaders officiels de l'écurie Renault qui prennent la tête. Dès que ceux-ci ralentissent, la première position est occupée par Jaussaud-Pironi postés en embuscade. Tout au long de la course, une Alpine-Renault est en tête (le plus souvent l'A443 de Jabouille-Depailler). Après 12 heures de course, les Porsche guettent la moindre défaillance. Celle-ci arrive à la 18ème heure : Depailler tombe en panne à la Mulsanne, le piston de son moteur expérimental a cédé, il est contraint à l'abandon. Mais la Porsche initialement conduite par Barth et Wollek puis par Ickx et Wollek ne peut en profiter: car moins de deux heures plus tôt, ils ont dû s'arrêter 40 minutes à leur stand pour changer les pignons de la 5ème vitesse.
Jaussaud et Pironi en profitent et se placent en tête. Confiants et sereins (ils disposent de 8 tours d'avance, impossibles à reprendre en 6 heures de course), ils ralentissent le rythme pour ménager leur monture. La boite de vitesse donne des signes de faiblesse à la 23ème heure Pironi par précaution double son relais.
Gérard Larousse avait fixé un objectif priororitaire à toute son équipe: remporter les 24 Heures du Mans pour pouvoir ensuite se consacrer à la F1. Renault Sport procéda à de nombreux essais d'endurance, notamment sur des pistes d'aérodrome afin de pouvoir simuler les efforts mécaniques mécaniques nécessités par la longue ligne droite des Hunaudières. Il s'agissait de prévoir et de palier à toutes les pannes envisageablesavant de pouvoir affronter sereinement la course. Ces efforts s'avèreront payants.


La tension est à son comble dans le camp Renault. L'Alpine Renault est talonnée par deux Porsche. Malgré cette baisse de régime, ils passent pourtant, pour la première fois depuis 1971, le cap des 5000 kilomètres en 24 heures et passent victorieux la ligne d'arrivée ! Pironi épuisé physiquement et nerveusement, étouffé par la foule, s'effondre. Il faudra le ranimer avant qu'il n'apparaisse au balcon pour recevoir avec Jaussaud, qui parvenait difficilement à réprimer des sanglots de joie, son prix de 120000 francs. Pour Renault qui jouait sa réputation sur cette course, le succès eut un retentissement considérable. Une défaite aurait été catastrophique et très lourde de conséquences, François Castaing et Bernard Dudot y jouaient leur carrière. Rien d'étonnant alors que la Régie n'ait pas désiré remettre cette victoire en question. Le soir même de l'arrivée, Monsieur Hanon, directeur général adjoint à l'automobile, déclarait ne pas revenir au Mans en 1979. Toute l'énergie de Renault-Sport devait se tourner vers la Formule 1, Un autre challenge à relever. D'autres victoires à venir.
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