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"Les loups de la nuit", en Crimée !

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"Les loups de la nuit", en Crimée !

Message par scuderia57 le Lun 6 Oct - 12:28

Ils s'appellent les "Loups de la nuit"..., leur chef, Alexandre Zaldostanov est un ami de Vladimir Poutine..., leur objectif est d'étendre l’influence russe dans le monde...



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Ces conseils aux voyageurs correspondent à l'analyse actuelle de la situation en Ukraine, ils sont régulièrement vérifiés et modifiés si nécessaire :

- Compte tenu de la situation, il est déconseillé de se rendre en Ukraine pour des voyages touristiques ou autres qui ne présentent pas un caractère d'urgence, car la situation sécuritaire s’est aggravée en Ukraine depuis le 18 février 2014. 
-
A Kiev, des actes de violence importants ont eu lieu entre manifestants et forces de sécurité..., de nombreuses personnes ont été tuées ou blessées.
-
On assiste à des manifestations et à des troubles dans toutes les régions..., mais, malgré un apaisement apparent le 22 février 2014, la situation reste très tendue dans tout le pays et l’évolution est incertaine. Il n’est pas exclu que de nouveaux actes de violence se produisent et que des restrictions dans les conditions d’approvisionnement, les moyens de communications ou la liberté de mouvement puissent suivre.

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Au cas où il ne serait pas possible de reporter votre voyage, prenez en considération les informations suivantes :
- La situation politique est très tendue. Depuis le 18 février 2014, de nombreuses personnes ont été tuées ou blessées. Faites preuve de prudence dans les lieux publics et tenez-vous à l'écart des manifestations politiques de tout genre. Informez-vous avant et pendant un voyage par les médias sur l’évolution de la situation.
- La description des zones à risques repose sur des données approximatives; les risques ne peuvent se restreindre à des zones délimitées.
- En 1986, un accident nucléaire a eu lieu à Tchernobyl/Pripyat. Une zone d’exclusion a été décrétée sur un rayon de 30 km autour de la centrale nucléaire. L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) fournit des informations sur cet accident et ses conséquences.
- La petite criminalité augmente en raison des difficultés économiques que connaît le pays. Il est notamment recommandé d'éviter de porter sur vous des objets de valeur (montre, bijoux, etc.) ou de grosses sommes d'argent..., d'être particulièrement vigilant dans les gares et les transports en commun et de faire preuve de prudence en cas de rencontres de hasard dans les bars et les restaurants, car il arrive que des personnes se voient offrir des boissons contenant de la drogue et se fassent dévaliser après les avoir ingérées.
- Les routes sont souvent en mauvais état en dehors des villes. Le comportement imprévisible de nombreux usagers de la route augmente les risques d'accident. Les déplacements interurbains sont donc à proscrire la nuit, d'autant que les accidents sont plus fréquents après la tombée du jour. Si vous êtes impliqué dans un accident de la circulation, ne déplacez pas votre véhicule, sauf en cas de menace imminente pour la sécurité (provoquer un embouteillage ne constitue pas un problème de sécurité) et attendez impérativement l’arrivée de la police locale, qui procédera à un constat. Veuillez noter que les officiers de police ukrainiens ne parlent en général aucune langue étrangère et préparez-vous à patienter plusieurs heures pour le règlement des formalités.

- L'alcool au volant est interdit et sévèrement réprimé (taux maximum d'alcoolémie toléré: 0 pour mille). Les infractions à la loi sur les stupéfiants, quelle que soit la nature de la drogue, sont punies de peines de détention allant de cinq à dix ans. Les conditions de détention sont bien plus difficiles qu'en Europe.
- Les soins médicaux ne sont que partiellement assurés. En cas de maladie ou de blessure grave, il faut se faire soigner hors du pays si vous parvenez à en sortir. Si vous prenez régulièrement des médicaments, emportez-en une quantité suffisante avec vous. N'oubliez toutefois pas que l'importation de médicaments contenant des stupéfiants (méthadone) ou de substances utilisées pour traiter des troubles psychiques, est soumise à des prescriptions spéciales, renseignez-vous à ce sujet, avant le départ, auprès de l'ambassade ou du consulat). Les informations concernant la propagation de maladies et les éventuelles mesures de protection à prendre sont fournies par les médecins et les centres de vaccination.
- Les dispositions relatives aux devises sont appliquées de manière très stricte; les devises non déclarées ou qui ont fait l'objet d'une fausse déclaration sont confisquées.

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Je vous fais part d'une expérience surréaliste, romancée pour la rendre digeste, re-imaginée de manière caricaturale et satirique, digne d’une fin du monde permanente (Merci à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] pour l'interview d'Alexandre Zaldostanov... et clin d'oeil à Natacha Tatu pour la satire de son reportage)...


Alors que le monde entier angoissait à l’approche de l’apocalypse nucléaire entre les USA et la Russie à cause de la Crimée, je me suis réveillé un matin, après avoir cauchemardé m'être lancé dans l’aventure d'un reportage sur les fameux "[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]"..., un club de bikers basé en Crimée et dont Vladimir Poutine serait membre...,

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J'étais certain que ce serait là, un reportage inédit "au coeur de l'action"..., une caricature plagiaire surréaliste et déjantée, qui, de plus, correspondrait assez bien au style déjanté de GatsbyOnline.com...


N'écoutant que mon courage au saut du lit (sic !)..., j'ai imaginé envoyer un émail à Alexandre Zaldostanov, le chef des "Loups de la nuit", pour solliciter un interview... en précisant que : "Chromes&Flammes...GatsbyOnline... blablabla..., Trike V12..., blablabla..., articles sur les choppers..., blablabla"... et en joignant les liens des articles sur mon point de vue de l'affaire du coup-d'état en Ukraine...


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Et..., voilà qu'une réponse m'arrive en tête..., waouwwww, je précise à destination des aigris, jaloux, médisants et autres coupeurs de cheveux en quatre que tout ce qui suit est une satire démente d'éléments burlesques au départ d'un reportage de 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], et d'une interview de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui, placés bouts à bouts dans un ordre revisité, crèe une fiction délirante et jouissive..., plus qu'en phase avec les réalités surréalistes de ce qui s'est déroulé en Crimée !

Sur la route qui va de Sébastopol à Yalta, serpentant entre montagne et littoral, le bâtiment, sinistre, qui surgit au détour d’un virage, est saisissant..., c'est une friche industrielle avec d'un coté des installations techniques et de l'autre un bâtiment, il y a aussi un étang en bordure de la route.

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Réduit à l’état de squelette, c’est un cube de béton de plusieurs étages, vaste comme un hôpital, protégé par un portail qu'on imagine comme dans les films "Mad-Max", surmonté de fusils mitrailleurs, de miradors et de barbelés..., sur un vaste panneau, on peut lire quelque chose comme : "La voie avec la Russie est bénie de Dieu".


OK..., c'est réjouissant de le savoir..., a
u dessus du portail, des drapeaux russes encadrent le nom du club, en grosses lettres métalliques rouillées..., en cette mi-journée, c’est franchement menaçant : "Imaginez que Poutine est venu ici il y a deux ans..., je le sais : j’ai emmené des tas de gens qui faisaient partie de sa délégation"..., me lance mon chauffeur..., on croirait à une blague..., impossible d’imaginer un chef d’Etat débarquer dans ce cloaque..., mais c'est vrai !

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Le président russe est très proche du chef de ces bikers : Alexander Zaldostanov..., qu’il appelle "son frère"..., surnommé "le chirurgien"..., c’est un dur-à-cuire balaise à queue de cheval, charismatique..., avec lequel Vladimir Poutine sillonne régulièrement les plaines sauvages de la Russie éternelle…


On les a vus ensemble, côte-à-côte, au guidon d’énormes Harley, ou dans les tribunes de manifestations populaires..., oui..., Poutine est vraiment venu dans ce décor tout droit sorti d’un film de Tarkovski, où les bikers se rassemblent : "Prêts à mourir comme des combattants pour défendre la Russie et la Crimée"...


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Je m’approche du portail..., très vite, un biker apparaît dans l’encadrement d’une fenêtre, en hurlant des propos inaudibles, mais manifestement peu amènes. :
"Ne vous inquiétez pas, on est avec vous"..., lui crie (en russe) mon chauffeur, qui me dit être convaincu que : "Ces gars-là peuvent vous tirer dessus sans discussions"

Je montre la copie de l'émail d'invitation, répondant à ma demande et le sbire se met à hurler (en russe), je traduit : "Bienvenue à Yalta, le siège de Crimée des bikers russes : Les Loups de la Nuit"..., c
ette organisation de motards russes inspirée des Hells Angels, née au moment de la perestroïka, compte aujourd’hui plusieurs branches en Russie, en Ukraine, en Crimée et en Serbie..., elle est omniprésente, sur le terrain, depuis la crise.

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Je demande à mon chauffeur : "Combien sont-ils ?"...
"Difficile à dire..., mais on les voit partout, avec leurs blousons de cuir et leurs boots carrés, sur les barricades, aux check-points qui barrent désormais la plupart des routes de Crimée, au milieu des brigades paramilitaires qui se mettent, "spontanément" disent-ils..., à l’avant poste de toutes les occupations russes, pour "éviter les provocations"…, qu'il me répond..., "Ils sont facilement reconnaissables, avec leur look directement copié, même s’ils s’en défendent, sur celui de leurs cousins américains qui sillonnent cheveux aux vents les territoires sauvages des Etats-Unis..., mais leur idéologie, malgré leur look, est aussi profondément anti européenne qu’anti américaine..., ils se définissent comme un groupe de "patriotes", totalement opposés au rapprochement entre l’Ukraine et l’Europe ! Ils veulent "étendre l’influence russe dans le monde"...


Très vite après la fuite de Viktor Ianoukovitch, le 22 février dernier, qui a marqué le début de l’occupation Russe en Crimée, Alexandre Zaldostanov, le chef des "Loups de la nuit", avait déclaré à Ria-Novosti, l’agence de presse russe :
"Une colonne de motards part de l’est de l’Ukraine en direction de Sebastopol, importante base navale russe, majoritairement pro-russe, pour participer au Printemps russe et apporter de l’aide humanitaire à nos frères"...

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Je suis là pour rencontrer Alexandre Zaldostanov..., mais avant d'arriver à lui, le biker chargé de surveiller l'entrée (la petite trentaine, barbiche, blouson en cuir, le ruban orange et noir que portent les supporters de la Russie au bras, roulant ostensiblement des mécaniques),
me dit que je dois me soumettre à l’interrogatoire de bienvenue..., qu'il est à l'entrée "pour ça", pour refouler "les enculés de journalistes qui ne sont que des agents de la CIA infiltrés"..., ajoutant en riant : "Nous sommes des motocyclistes Russes. Les bikers, c’est là-bas aux USA, chez les impérialistes qui foutent la merde partout dans le monde... Nous n’avons rien à voir avec eux"...

Puis, il dégaine son GSM, et ostensiblement, alerte tous les postes de contrôle de la présence d'un journaliste ami accompagné de son chauffeur : "Il est venu ici dans une Volga pourrie pour écrire un article sur Alexandre"... et il il donne un signalement précis de la voiture et de sa plaque d’immatriculation….


La volonté est claire : "Les journalistes aux ordres du Nouvel Ordre Mondial des USA ne sont pas les bienvenus parce qu'ils déforment la vérité"...

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Le chauffeur aura droit à un interrogatoire d'une heure au check point, en rentrant chez lui, à Simferopol..., mais, m
e concernant : "je suis clean"..., je peux me rendre au dernier étage du bâtiment ou m'attend Alexandre Zaldostanov qui me dit d'emblée, à peine suis-je entré dans son bureau :
- On n'a rien à cacher, dès lors que tu es est positif et bienveillant avec nous, mais ce n’est malheureusement jamais le cas des journalistes. Ce qui est positif chez toi, c'est que tu as osé écrire vrai dans ton site GatsbyOnline, c'est bien de ne pas avoir peur. Je sais que tu as édité des magazines de kustom avec des pages sur les Chopper's et que tu as été chapitré, tu as même eu un Trike, ça c'est cool, tu es comme un frère"...
- Les "Night Wolves" (les "Loups de la Nuit"), créé il y a une vingtaine d'années, est le premier club officiel de motards en Russie, c'est bien ça ?
- Oui. C'est organisé selon une hiérarchie très stricte, déterminée par un règlement, le club compte près de 5.000 membres. J'en suis le leader et le fondateur. Mon alias est "Le Chirurgien"...
- Dis-moi comment tu es devenu motard et pourquoi tu as lié ta vie à la moto ?
- C'est ce qu'on appelle le destin. La vie a voulu que je devienne médecin et je travaille en tant que chirurgien, d'où mon pseudonyme "Le chirurgien". C'est la vie, je ne regrette rien. Je pense que je me suis retrouvé au bon endroit au bon moment et pour cette raison, j'ai réussi à faire ce que j'ai fait, à laisser quelque chose derrière moi pour mon pays, cela a beaucoup d'importance pour moi.
J'ai eu ma première moto sous l'Union soviétique. En 1983, j’ai réussi à acheter ma première Jawa et, en 1984, je suis sorti de l'université. Cette moto était le rêve de tous les jeunes et même des adultes.
- Bien sûr, à cette époque, les motards étaient très différents.

- On ne pouvait pas s'appeler "bikers". On utilisait d'autres termes, comme : marginaux, rockers, comme on veut, mais pas comme ça. Même aujourd'hui ce terme ne me plaît pas beaucoup, il sous-entend une sorte d'américanisation qui ne nous convient pas à tous. Je préfère le mot "motards", "motards russes", parce qu'il reflète mieux le phénomène que nous sommes devenus.
- Tu dois avouer que toi et ton club avez emprunté certaines choses à l'Occident !
- Mais je les ai repensées et ai suivi un chemin complètement différent. Les roues de nos motos roulent dans un autre sens, sur une autre route. Même en empruntant quelque chose, on l'a mis à notre "sauce" et ce qu'on a obtenu nous tient vraiment à cœur.
- Evidemment, les "Loups de la Nuit" se sont transformés en un phénomène.

- C'est plus qu'un simple club de moto: c'est déjà une structure telle qu'elle a poussé le président Vladimir Poutine à venir nous voir et le patriarche à nous bénir en personne. Voilà ce qu'on a créé et enduré pendant ces 23 années d'existence des Loups de la Nuit.
- Pourquoi as-tu choisi d'appeler ton club "Les Loups de la Nuit" ?
- A l'époque on se voyait comme une meute, et tous les événements qui se produisaient autour de nous arrivaient la nuit. Ce nom est un pur produit des années 1980. Bien sûr, à cette époque, la ville ne nous appartenait que la nuit. La nuit, on se sentait libres. On pouvait rouler à 500 motos depuis Loujniki jusqu'à l'aéroport Cheremetievo, sans voir la route et en prenant les deux voies de circulation, personne ne pouvait nous en empêcher. A cette époque, la nuit était une délivrance pour nous et pour cette raison, ces moments étaient précieux. L'état d'esprit était vraiment particulier.

- Sur quelle idéologie repose le mouvement "Les Loups de la Nuit" ?
- Premièrement : la fraternité, le sentiment d'appartenance à une certaine caste, comme l'ordre de chevalier ou même le monarchisme, je dirais. Hormis la fraternité qui existe dans le club, il a construit son propre mode de pensée, qui pourrait être résumé par "idéologie orthodoxe". Nous renions les symboles sataniques et tout ce qui lance un défi à l'orthodoxie. Nous voulons que ce mouvement évolue dans nos traditions, qu'il soit perçu comme sien. De plus, nous ne voulons pas être une organisation criminalisée. Je voudrais qu'on reste un club patriotique, un exemple pour les jeunes, qu'on fasse quelque chose pour notre pays, notre Patrie, que nous avons perdue, en principe, en achetant des chewing-gums et des jean's, en l'échangeant contre McDonalds. Voilà ce qui repose à la base du mouvement "Les Loups de la Nuit".

- Comment peut-on devenir membre de ton club ?
- Il n'y a pas de limite d'âge mais évidemment, on ne prend pas d'enfants. La question n'est pas là de toute façon. La première exigence, c'est de devenir un ami, la deuxième c'est d'aimer la moto, la route les voyages..., et la troisième est de partager notre conception du monde afin que nos idées et préoccupations ne soient pas considérées comme de la politique. C'est un moment important pour nous. Lorsque ces trois qualités sont réunies : bienvenue chez les Loups ! Il faut également se faire parrainer par un membre. Bien sûr, il existe un rite d'initiation mais seuls les nouveaux adhérents pourront le découvrir.

- Est-ce qu'il existe une discipline, une structure dans le club ?
- Nous avons plusieurs niveaux et après un certain temps, le membre reçoit une veste avec tous les emblèmes. Avant cela, il a seulement des écussons devant sa veste, sans rien au centre. Ensuite, il reçoit l'inscription "biker" accompagnée du nom de sa ville et, seulement quelques années plus tard, il peut porter le logo complet du club.

- Est-ce qu'il y a des préférences côté motos ?
- Nous ne choisissons pas une marque connue en particulier, comme Harley Davidson ou autre. Aujourd'hui, on apprécie plutôt les BMW que les Harley : elles sont faites pour les voyages, la marque se positionne en tant que moto pour les voyageurs. Sur ce plan nous sommes solidaires avec les Allemands, nous sommes amis.
- Apparemment, les Allemands ont un faible pour les anciens modèles de motos avec sidecar. Est-ce qu'ils vous ont déjà demandé d'en échanger ou de leur en vendre ?
- Ils apprécient tout ce qui est russe et cela ne concerne pas seulement le monde de la moto, tu sais ! Ils aiment nos anciennes motos. Cela leur rappelle peut-être la BMW des années 1940, qui a peut-être un charisme propre à la moto russe.

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- Parle-moi de ton modèle de moto, la Wolf.
- A vrai dire je voudrais que, dans notre pays, existe une moto russe avec sa propre légende. Ce projet a été lancé à l'usine d'Irbit qui avait la marque OURAL... et il était vraiment réussi. Pour le prix d'une Wolf de 3.000 dollars, on avait une très belle moto avec un moteur de 45 chevaux. Elle pouvait parcourir de longues distances sans rien à envier aux motos japonaises... et ce, à 140 km/h sans problème. Certaines technologies améliorant le moteur ont été utilisées sur ce modèle. Il n'était pas aussi puissant au départ, mais il avait de très belles proportions, ce qui était un vrai progrès à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

- Mais le marché a scellé le sort de cette usine...
- Cela ne dépend pas de moi. A cette époque, son propriétaire n'en avait simplement plus besoin. Malheureusement, cette usine n'a conservé qu'un local d'essai et ne peut plus produire en série, mais je voudrais mener l'affaire jusqu'au bout, racheter l'usine et la marque pour faire en sorte que la Russie ait sa propre moto.
- Est-ce vrai que d'autres clubs te reprochent tes relations étroites avec le président russe Vladimir Poutine ? Est-ce que l'Etat te fournit un soutien financier ?
- Nous sommes complètement indépendants. On fait ce qu'on veut. Personne ne me forcera à faire ce que je n'ai pas envie de faire. En ce qui concerne "plaît-ne-plaît pas", on n'est pas un billet de 100 dollars qui doit plaire à tout le monde. Quand on ne plaît pas à quelqu'un, on le prend très calmement. Quant à Poutine : je ne trahis pas mes amis et je suis capable d'apprécier les gestes faits à mon égard. C'est un homme, aussi. Jamais un fonctionnaire moyen ne m'a remarqué, mais le chef de l'Etat, lui, l'a fait. Cela témoigne de son intelligence et de son caractère. On ne se préoccupe pas de savoir si quelqu'un nous remarque ou non. Toute notre vie, nous avons compté les uns sur les autres, sur l'aide des amis proches. On a vécu de cette façon, en faisant tout, nous-mêmes. Je dirais même plus que, même si tout le monde criait "crucifiez-le", je serais avec lui. Parce qu'on ne donne ni ne vend ses amis. De plus, je vois en lui un homme doté d'une conception proche de la mienne, il me semble que c'est le cas. En tant qu'homme politique, bien sûr, il n'a pas le droit de parler comme moi. Moi, je dis ce que je pense directement, je peux me le permettre parce que je n'ai pas de responsabilité politique... et je n'en veux pas. Mais je pense que nous voyons le monde sous le même angle. Je vois en lui un homme, pas un simple haut fonctionnaire mais quelqu'un qui sait prendre des risques.

- Il peut risquer et gagner..., ou perdre..., c'est ça ?
- Il a quelque chose à nous, de russe, quelque chose d'un "loup de la nuit"... et c'est la raison de ma sympathie pour lui. Pour l'instant je n'ai pas vu de sa part, des actions qui me feraient honte, chose que j'ai constatée chez d'autres présidents et secrétaires généraux. Ils ont perdu le pays, ils l'ont poussé au déclin, à l'effondrement, puis à la division. Ils n'étaient pas des gens honnêtes. Mais je vois que lui, il veut autre chose.
- Est-ce que Vladimir Poutine est membre de ton club ?

- Tu sais bien qu'un Président ne peut pas faire partie du club. Bien sûr que non. Il a assisté quelques fois à nos activités et j'ai même réussi à parler avec lui personnellement comme avec un être humain. Cette communication m'a laissé une très bonne impression. En soi, sa venue me réjouit, évidemment.
- Merci de cet interview...
- C'était tout plaisir, je te considère comme un frère, tu seras toujours bienvenu en Crimée, considère que c'est une seconde patrie pour toi, je suis si heureux que tu as si bien expliqué ce qui se passe ici en Ukraine dans ton site-web GatsbtOonline.com. Je le dirai à mon ami Vladimir Poutine, il deviendra ton ami, tout comme il est celui de Gérard Depardieu qui est lui aussi motard avec sa Munch Mammouth, Vladimir est comme moi, il n'oublie jamais, et le bien et le mal qu'on nous fait. Va en paix...


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Après cette rencontre, je passe une journée à Yalta puis une à Balaklava et deux à Sébastopol..., mon objectif étant de rejoindre Krasnoperekopsk..., puis Armiansk..., afin de traverser l'Isthme de Perekop pour passer par l'Ukraine et me rendre en Roumanie visiter le fameux delta du Danube..., é
tant dans une grande ville portuaire (Sébastopol), je me dis qu'il doit y avoir des moyens de transport comme le bus, le train, l’avion voire même le bateau, c'est une très jolie ville et l’une des plus riches de Crimée, donc, à mon sens il ne doit y avoir aucun problème pour réaliser mon trip...

Je commençe par demander ou est la gare routière..., mais personne ne veut me parler, grognant (en russe) ne pas comprendre l’anglais, ni le français..., baissant la tête et attendant dieu seul sait quoi et qui..., ils ne sont pas très accueillant et ils ne font aucun effort..., les seules personnes qui me renseignent me disent (en russe) qu’aucun bus ne va jusqu'Armiansk, qu’il faut voir à la gare ferroviaire juste à côté (à l'autre bout de la ville).

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Je ne me décourage pas..., j'y vais, mais deux heures plus tard, sur place, je reçois quasiment le même accueil..., a
u bout d’un moment, voyant mon air désespéré, la préposée du guichet me dit qu’aucun train ne part plus vers l'Ukraine vu que c'est devenu un pays dirigé par les nazis...
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Re: "Les loups de la nuit", en Crimée !

Message par scuderia57 le Lun 6 Oct - 12:30

Bon, je vais dans un restaurant pour manger un bout et profiter du wifi gratuit pour effectuer quelques recherches...., justement, un blogueur voyageur (en réalité un agent des sévices secrets français), me dit qu’il faut aller à Simféropol..., qu'il se peut qu’il y ait des bus là-bas pour Armiansk, mais que je n'arriverais plus à traverser la frontière puisque la Crimée a fait sécession..., waouhhh, pourquoi pas, d’autant plus qu’aucun bateau ne va en Roumanie à partir de sébastopol... 

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C’est dingue que deux pays frères il y a une semaine, n’ont plus aucune connexion niveau transport, et ce n'est pas à cause du coup-d'Etat, c'est ainsi..., c’est comme si à partir de Montpellier, les seules façons d’aller en Espagne, c’était l’avion ou sa propre voiture.

Bref, je téléphone à mon nouvel ami Alexandre Zaldostanov pour lui expliquer :
- Alex, c'est dingue, je voudrais aller en Ukraine et traverser l'Isthme de Perekop..., je galère, personne ne parle anglais ni français, les gens me font la gueule et c’est limite que je les fait chier..., faut m'aider, tu es mon ami...

- Pas de problème, mon frère, je t'envoie mon camion, une copie de celui de Mad-Max, tu vas aimer... et quelques frères "motards russes" vont t'escorter jusqu'au territoire ennemi...


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Une heure plus tard, un camion apocalyptique arrive avec 10 motards, c’est parti pour vingt heures de route..., enfin de secousses…, dans le camion de l’angoisse..., il y règne un bruit d'enfer, un bruit stressant..., de plus le vent s’engouffre par les fenêtres entrouvertes..., le camion est blindé, il y fait horriblement chaud et c’est le début d’après-midi.

Le chauffeur engage la conversation, certainement intriguée par cet ami français (moi) qui va se perdre en terre ennemie..., il parle un peu anglais, nous faisons connaissance tout en nous racontant des petites histoires de cul..., l
a route est défoncée, il roule comme un dingue et double n’importe comment...,  à plusieurs reprises, je crois que c’est la fin de ma vie !

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Le chauffeur décide de faire un arrêt pipi au bout de deux heures de route..., j'en profite pour envoyer un petit texto à ma famille, histoire de prendre des nouvelles et de les informer de ma situation..., l
a station-service où nous sommes est vraiment glauque... et certains regards ne rassurent pas vraiment..., de plus quasiment personne ne parle..., tout devient vraiment de plus ne plus angoissant.

Le chauffeur revient... et c'est reparti..., je lui pose une question...
- La région d’Odessa a été privée d’électricité, ai-je lu dans un journal ce matin ?

- Cela n’a rien de surprenant au vu des fréquentes pannes de courant en Ukraine. Tantôt le vent arrache les câbles, tantôt un poteau électrique gît sur le sol. Les autorités, quant à elles, lèvent les bras au ciel en soupirant. A quoi vous attendiez-vous ? Les installations électriques d'Ukraine datent généralement de l’ère khrouchtchévienne ! Parfois, il arrive même qu’une partie d’un village plonge dans le noir complet, tandis que l’autre moitié luit... Les Ukrainiens raflent sans cesse des bougies, du sel et des allumettes dans les magasins..., non pas parce qu’ils croient dur comme fer à l’apocalypse, mais juste au cas où... En plus, leurs pensions ou leurs salaires ne sont plus payés. Tous ces enculés d'Ukrainiens ont une lampe à pétrole chez eux..., mais pas d’huile. Cela fait plusieurs années qu’elle a disparu des étalages. Un ancien ami de Kiev disposait d’un poêle qui émettait un mince rayon de lumière, avec le clapet à peine ouvert, mais on lui a volé. Des enculés de nazis de Kiev lui ont piqué ! En remplacement, il dort dans une boîte en carton remplie de vieux journaux... Ce con est fumeur, certain qu'il va cramer un jour prochain"...


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Grignotant des graines de tournesol, nous discutons de ce qui attend l’Ukraine en 2014..., sauf si, évidemment, de nouvelles prévisions mayas se vérifient.
- La modernisation en Ukraine risque de se faire attendre, même avec la Crimée redevenue une province Russe, non ?
- Cette année sera difficile pour ces enculés d'Ukrainiens. Tout le monde s’accorde à le dire, y compris les experts de la capitale. Et c’est principalement l’électricité qui pose problème : les industries ukrainiennes la consomment à tout-va et les pertes par unité de production sont beaucoup plus élevées qu’ailleurs en Europe. Tant que l’Ukraine n’entreprendra pas de moderniser sensiblement ses centrales électriques, les coupures d’électricité risquent de se multiplier. Le gouvernement s’efforçait tant bien que mal d’injecter la majorité de ses recettes dans le secteur industriel, mais les résultats sont maigres. De nombreuses usines ukrainiennes ont d’ailleurs mis la clef sous la porte. En fait, la population ne paie pas le prix réel du courant. C'est une épée de Damoclès d’environ 30 à 31 milliards de grivnas, soit environ 2,7 milliards d’euros..., qui plane au-dessus de l’énergie ukrainienne. Cette somme provient des certificats de dotation, la réduction dont bénéficiaient les Ukrainiens quand ils règlaient leur facture annuelle d’électricité à nos frères russes... Mais ces enculés d'Ukrainiens ils gaspillent l’énergie à tout-va, mais ils ne payent pas Gazprom-Russie qui menace de couper les fournitures de gaz. Maintenant, ces enculés pensent que l'Europe et les Amérikanski, ces fils de putes, vont payer pour eux. Ils se foutent le doigt dans l'oeil pendant que les américains leur mettent le doigt dans le cul... Enfoirés !

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- Explique-moi, mon frère...

- La plupart des enculés d'Ukrainiens, 77 % précisément, consomment jusqu’à 200 kWh par mois, ce qui leur revient à près de 60 grivnas (5,7 euros). C’est à peine 2 % du salaire moyen en Ukraine et c’est certainement pour cette raison que les personnes qui touchent un salaire régulier n’essaient même pas de limiter leur consommation d’énergie. La lanterne qui éclaire l’entrée de la bibliothécaire Nina Stepanovna, c'est la pute de mon ancien frère qui est devenu un enculé d'Ukrainien, reste par exemple allumée 24h/24... "Oups, j’ai encore oublié de l’éteindre", remarque-t-elle une fois le soleil couché.. Salope ! Ces lanternes brillent à chaque entrée de maison : c’était un phénomène de mode sous Gorbatchev déjà. La tradition locale veut qu’elle reste allumée toute la nuit, car il faut que l’on voie que la maison est habitée. De plus, beaucoup se chauffent avec un radiateur électrique. Prenons l’exemple de mon ancien frère... Chez lui, comme partout ailleurs, le vent s’engouffre dans les fentes et la chaleur s’envole par les fenêtres. Sa femme est partie en septembre 2013. Depuis lors, plus personne ne s’occupe de calfeutrer les fenêtres ni d’allumer le poêle. Cet enculé d'Ukrainien se dit : "Quand je rentre du travail, la nuit est déjà tombée. J’ai à peine le temps de rentrer, qu’il faudrait déjà que j’aille me coucher. Je n’ai pas le temps d’attendre que le poêle chauffe. C’est pourquoi j’utilise deux radiateurs électriques"... Enculé ! Bande de putes ! Cela est confirmé par les chiffres avancés par les experts du classement de la rentabilité électrique de l'Ukraine qui évaluent à 40 % la perte d’énergie dans les ménages. En Ukraine, même les ampoules électriques ne répondent pas aux normes mondiales. Il faudrait les échanger contre des ampoules à économie d’énergie, mais quel serait l’avantage pour les habitants ? C'est l'Europe et ces putes d'Américains qui vont obliger ces enculés d'Ukrainiens à changer leurs lampes et à se mettre à d'autres normes ! Déjà qu'ils n'ont plus d'argent, ils vont tous finir dans la misère... 

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- C’est la nature qui va en pâtir...
- Tante Katia, qui vit à Kiev, est économe et se considère plutôt comme nantie, en comparaison des autres habitants de cette ville pourrie par les nazis. Cependant, 60 grivnas pour la lumière, ce n’est pas rien : sa pension s’élèvait à 800 grivnas (72,4 euros) par mois... et maintenant qu'elle ne touche plus rien grâce à la révolution de la liberté..., cette dinde, elle doit encore payer le gaz, qui s’achète en bombonnes... et aussi l’eau et le charbon de bois. Elle ne peut plus payer... Elle pleure, elle va mourir pauvre mais libre... qu'elle dit, mais elle va mourir quand même ! C'est de ça que les imbéciles d'européens vont hériter avec l'Ukraine ! Poutine se marre, nous aussi on se marre ! Les européens vont payer pour tous ces enculés d'Ukrainiens néo-nazis qui ne foutent rien... Ca va mettre l'europe par terre, exsangue, ruinée par sa bétise !

- C'est réjouissant !
- Je suis honnête : je ne me chauffe qu’au charbon, jamais au bois. Je traque même les bûcherons-nazis ! Fut un temps où acacias et chênes poussaient dans les anciens champs de kolkhozes d'Ukraine. Grâce au plan stalinien de transformation de la nature, qui visait à protéger les semences contre les tempêtes de poussière, ces champs constituaient en fait les seules zones vertes du pays. A l’heure actuelle, les Ukrainiens n’ont plus aucun scrupule, ils s’en prenent principalement aux bûcherons clandestins, généralement nazis ! Ces enculés d'Ukrainiens disent qu’ils ont besoin de se chauffer, que leurs enfants meurent de froid. Bande de putes ! Personne ne travaille dans ces familles d’alcooliques. Ils boivent leurs allocations familiales. C’est vrai qu’il n’y a pas de travail en Ukraine et les gens n’ont pas d’autre choix que d’abattre les chênes. Ce n’est pas pour autant que je supporte de voir la forêt s’éclaircir. Avant, le paysage qui s’offrait en Ukraine était verdoyant. L'Ukraine va devenir comme l'ile de Pâques, plus d'arbres ! Que vont devenir les Ukrainiens qui sont maintenant sous la coupe des néo-nazis qui ne pensent qu'à tout voler ? Heureusement que Vladimir Poutine à dit : "Niet... Allez au diable, ruinez l'Europe, ça me fait plaisir, de mon coté si vous ne payez pas le gaz que vous consommez, je le coupe ! Vous demanderez aux américains de vous en donner gratuitement"... Vous verrez que dans peu de temps ça va être la catastrophe ! Mais au moins la Crimée sera sauvée grâce à Poutine. Que l'Ukraine aille se faire mettre par Obama et Hollande !
- Tu sais comment je pourrais passer la frontière pour aller en Ukraine, visualiser tout ce que tu m'as dit ?
- Je t'y dépose et après tu téléphones à Obama qu'il demande à François Hollande de venir te chercher en scooter..., ahahahahahah !




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C’est à ce moment précis, que mon voyage va prendre une autre tournure..., s

ans le savoir, j’ai posé la question utile..., une fois seul à Armiansk, à la frontière entre la Crimée et l'Ukraine... et le camion de l'apocalypse reparti vers Yalta..., je pose la même question à une personne devant moi qui a son tour pose la question à une autre personne et tout le monde se met à participer et à parler.., je suis fier d’avoir déclenché une forme de vie devant le poste-frontière.

Mais ma gaieté retombe vite, les gens ne parlent que dans leur langue, le ton devient alarmiste, un brouhaha total règne désormais et les gardes-frontière regardent tout le monde, comme si tout le monde était fou..., j
’entends des "Francuski" par ci, par là..., un mec me regarde en faisant le signe du coupe-gorge, certains se marrent (enfin)..., d’autres me pointent du doigt et secouent la tête, du style : Oh non, le pauvre, dans quoi il s’embringue ?...

Tout le monde me regarde, c’est vraiment flippant..., le pire, c’est que je ne comprend absolument rien, cela fait grimper mon angoisse d’une manière surprenante..., la scène dure bien vingt minutes et la dame devant moi me dit d’attendre, elle ne veut pas me traduire pour le moment..., l'ambiance est flipante, comme..., euhhhhhhh, vous avez déjà vu les films Hostel ?

Supeeeeer, c'est pareil..., l’angoisse et la peur sont au max, j’imagine maintenant des scénarios de fou dans ma tête…, mais la dame m’informe qu’il n’est pas possible de passer la frontière, ni en bus, ni en train, ni en voiture ni même en bateau..., que c’est très dangereux, qu'on a de fortes chances de se faire dépouiller par les ukrainiens-nazis qui maintenant, crèvent de faim..., mais qu'il ne faut pas avoir peur, parce qu'on ne meurt qu'une fois..., la situation est tellement noire qu'elle va fatallemenr s’éclaircir un jour..., les nazis ne vont pas me kidnapper..., quoique... et je comprend qu’on me prévient des risques que je prend en me rendant dans ce pays sous le joug des nazis..., ouf de soulagement !

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Mais je trouve cela bizarre qu’on ne puisse pas aller en Ukraine "libérée"..., comme si c’était impossible d’aller en Allemagne à partir de Strasbourg..., j
e suis à 15 kilomètres de l'Ukraine "libre"... et pourtant je n’irai pas plus loin..., d’après les habitants d'Armiansk, c’est trop dangereux..., bref, je ne peux pas persévérer pour passer la frontière..., je choisis donc la solution de sécurité, c’est-à-dire de revenir à mon point de départ.

Je re-téléphone à mon ami Alexandre Zaldostanov...

- Faut que ton camion et ton escorte revienne me chercher, préviens le chauffeur par GSM, c'est urgent...
- Tu fais chier, mon ami, le camion et son escorte sont déjà à Djankoï..., prend le bus, mon frère...


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La dame qui est toujours devant moi, me dit que c’est le bon choix... et un autre devant elle, me fait comprendre qu’il n’y a que l’avion qui va en Roumanie..., je les remercie de m'avoir prévenu du danger que j'encourais..., puis, le temps de me dégourdir les jambes (deux heures en attente du bus)... et c’est reparti dans l’autre sens..., je vous passe les dizaines d'heures interminables de bus..., mais bon, c’est ça aussi le voyage en Crimée..., mais comment partir de Crimée ?

Le chauffeur du bus me pose à un rond-point perdu entre quatre routes à l’entrée de Simféropol, il a l’air content de se débarrasser de moi..., i
l commence à faire nuit, je ne sais pas où je suis, je n'ai plus d’eau, l’aéroport ne doit pas être loin..., je me dirige donc au hasard, car les panneaux sont tous en cyrillique et très difficile à lire pour moi (gag !).

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Je croise un groupe de patibulaires qui discutent sur le bord de route à coté d'un camion à l’arrêt..., j
e leur demande si quelqu’un peut m'emmener à l’aéroport..., mais ils n’ont pas l’air de comprendre..., la situation se débouche directement quand je dis que je paierai la course bien évidemment..., l’argent traduit parfaitement l'anglais en ukrainien, c’est fou non ?

Le chauffeur du camion m'emmène donc à l’aéroport..., manque de pot, tout est fermé..., u
ne fille qui traine par là me dit de revenir demain matin à 8H00... et qu’il y aura des solutions..., parfait, sacrée journée et sacrée nuit, vivement demain que je me barre d’ici, je n’en peux plus, j’ai presque le mal du pays.

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Le lendemain d'une nuit à l’aéroport..., tout est encore fermé..., je demande quand est-ce que les agences ouvrent..., m
ais personne ne sait, personne ne comprend l’anglais..., un bureau s'ouvre, on me dit que le billet d’avion le moins cher pour aller en Roumanie est à 750 €, mais qu'il va seulement à Bucarest avant les évènements..., que maintenant que la Crimée a proclamé son indépendance, il faut passer par Moscou..., ce n’est pas du tout mon budget, et je me retrouve définitivement coincé..., impossible d’aller en Roumanie..., je m'assied sur un banc complètement dépité : Comment fais-je maintenant ?

Mes yeux se portent sur le panneau d’affichage des destinations d’avions... e
t paf, pastèque..., un vol pour Istanbul part dans une heure..., pourquoi s’entêter avec la Roumanie ?  Je cours me renseigner à l’agence Turkish Airlines qui vient de ré-ouvrir exceptionnellement..., je me demande si le destin ne me joue pas un tour..., le billet d’avion est à 200 €..., c’est le soulagement total quand j'arrive enfin à embarquer..., mais arrivé en Turquie, on me signale que tous les vols quittant le pays sont annulés à cause des manifestations anti-Erdogan..., sauf un vol vers Pékin en première classe...

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Malgré divers moments de paniques diverses et d’incertitudes..., je garde un très bon souvenir de ce voyage..., j'ai appris pas mal de chose, surtout sur moi-même..., le plus important fut de vivre l’aventure d'un voyage incertain... e
t c’est ce que j'ai fait..., mes rencontres et mon écoute, m'ont permis de me sortir d’une situation mal engagée..., cela fait partie du métier de journaliste, les petits aléas vous font vivre d'autres choses qui n’étaient pas prévues principalement..., c’est ce qui donne aux aventures un gout pimenté et surtout unique.

J'ai appris que pour se rendre en Roumanie par l’Ukraine, il faut aller jusqu’à Odessa (ce qui est maintenant impossible à cause des néo-nazis Ukrainiens)... et de là à Réni, puis marcher 5 kilomètres jusqu’à la frontière Moldave (il faut prévoir 1.000 dollars pour passer)..., i
l faut ensuite traverser la Moldavie sur 2,5 kilomètres environ, par le village de Giurgiule..., puis, de là, on parvient à la frontière Roumaine (ou il faut aussi donner des dollars, mais moins)..., la ville juste après la frontière à 11 kilomètres, c’est Galati..., les Ukrainiens ne traversent que très rarement, car en plus des bakschis..., il leur faut payer un visa..., alors que si vous êtes français, pas besoin de visa..., mais vous ne trouverez pas grand monde pour vous faire traverser la frontière, à part vos jambes et des étrangers qui ont leur propre véhicule (à qui il faut également donner des dollars)..., il est donc possible d’aller en Roumanie par la voie terrestre, mais comme vous l’avez constaté, c’est assez compliqué !

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La Roumanie est toujours sur ma liste de mes prochaines destinations avec sa voisine la Bulgarie…, je vous dirai peut-être dans une autre vie, si c’est aussi galère pour passer leurs frontières !


Voilà, voilou, ce que j'ai appris de plus important, de la bouche même d'un habitant de Crimée, c'est que ces putains de putes d'ukrainiens, sont des salopards d'enculés de merde néo-nazis... et ça..., ça valait pas le coup de faire tout ce périple pour le savoir, il suffisait d'écouter Barak Obama éructer !

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