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Les americains et la F1

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Les americains et la F1

Message par marcelo92 le Jeu 18 Sep - 17:00



Au moment où la nouvelle écurie américaine Haas Formula confirme son engagement au Championnat du monde FIA pour la saison 2016, l'histoire nous rappelle que les expériences de F1 made in USA n'ont guère été fructueuses : si l'on excepte la victoire (à Spa en 1967) de la jolie Eagle de Dan Gurney, les tentatives menées dans les années 70 par Shadow, Parnelli ou Penske se sont soldées par autant d'échecs (un seul succès, tout de même, pour Penske avec John Watson en 1976 à Zeltweg). Avant elles, tandis que quelques pilotes américains avaient franchi l'Atlantique avec une certain réussite (Phil Hill, Dan Gurney, Masten Gregory), un jeune golden boy californien avait voulu imposer une monoplace typiquement US, inspirée des roadsters qui faisaient encore la loi à Indianapolis, sous le nom de Scarab.

En 1958, ce jeune Américain (22 ans) mordu de compétition nommé Lance Reventlow décide de créer son écurie de course et de concevoir ses propres voitures. Pour financer son projet, le garçon a de qui tenir puisqu’il est ni plus ni moins que le fils de Barbara Hutton, à la tête de l’empire Woolworth que l’on connait mieux aujourd’hui sous le nom de Foot Locker. C’est ainsi que naissent dans la banlieue de Los Angeles les Scarab qui vont d’abord s’attaquer à la catégorie ‘’Sport’’. Pour sa première saison en sport automobile, la structure californienne va cueillir quelques lauriers, dont une victoire de prestige lors d’une manche du championnat national USAC à Riverside avec Chuck Daigh au volant.
Devant ce succès soudain, un programme visant à créer une monoplace de Formule 1 est lancé pour l’année suivante mais, en raison des délais trop courts, la voiture ne roulera pas durant la saison 1959. L’équipe se console néanmoins avec le sacre d’Augie Pabst en USAC avec deux victoires à la clé. Pour 1960, la Scarab F1 entre pour de bon en scène et les troupes de Reventlow déménagent en Grande-Bretagne. Mais à peine arrive-t-elle sur le vieux continent que la monoplace bleue et blanche semble d’emblée obsolète. Avec son poste de pilotage décalé vers la droite et son 4 cylindres en ligne fait maison placé à l’avant, elle donne plutôt l’impression d’avoir été pensée pour disputer les 500 Miles d’Indianapolis. De surcroît, la technologie à moteur arrière s’est déjà imposée d’elle-même avec le titre de Cooper avec Jack Brabham un an plus tôt. Les Américains ont une guerre de retard.



Le premier week-end de course à Monaco se passe mal, comme prévu : les deux monoplaces alignées pour Reventlow et Daigh essuient une non-qualification sans appel. Les Scarab accusent pas moins de sept secondes de retard sur le moins rapide des pilotes qualifiés. Par curiosité, Stirling Moss essayera la voiture en essais et ne parviendra pas à signer un chrono qui lui aurait permis de prendre part à l'épreuve. Les voitures américaines reviennent pour la manche de Zandvoort et se qualifient miraculeusement. Mais les deux pilotes ne courront pas dimanche suite à un désaccord sur les primes de départ. Revanche est prise pour Spa-Francorchamps, où Reventlow et Daigh décrochent leur ticket pour la course dans laquelle tous les deux seront contraints à l’abandon. A Reims, le patron-pilote est remplacé par un petit nouveau qui ne dispute que son deuxième Grand Prix de F1 : Richie Ginther. Mais là encore, des ennuis moteur ne permettront pas aux Scarab de prendre le départ. Complètement désabusé, Reventlow ne roulera plus tandis que Daigh disputera encore la finale du championnat, à domicile à Riverside, où il touchera enfin au but en terminant au dixième rang, à cinq tours du vainqueur Moss.

Après cette expérience malheureuse, Reventlow construira une voiture de sport pour le championnat USAC et les succès seront à nouveau au rendez-vous. Scarab fermera néanmoins ses portes en 1962 et ses installations basées à Venice seront revendues à un certain Carroll Shelby, qui allait créer les Cobra. Une nouvelle histoire pouvait commencer, plus glorieuse celle-là, car annonciatrice du formidable débarquement de Ford au Mans…

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