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Ferrari 400 Superamerica Cabriolet Pininfarina

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Ferrari 400 Superamerica Cabriolet Pininfarina

Message par enrimores le Mer 20 Aoû - 14:06

1962 Ferrari 400 Superamerica Cabriolet Pininfarina...


Je vous l'écrit d'emblée, tout de go, dès le début, je ne suis pas fier de la base de ce texte !
C'est blablateur, comme écrit de force sous la torture..., rien ne vous oblige donc à aller plus loin dans ce fourbi...
Toutefois... et uniquement parce que cette voiture, si laide et kitch que c'est tout plaisir de constater que pépère Enzo pouvait avoir mauvais goût..., a été adjugée 2.800.000 euros plus diverses babioles de circonstance (l'intérêt du fisc devant s'avérer plus important que l'intérêt de la chose automobile)..., j'ai cru bon, dans un sursaut ingénu littéraire, d'en faire une page de commentaires..., sans aucune arrière pensée !
L'automobile de Grand Tourisme, luxueuse et de haute performance, était un nouveau concept dans les années prospères qui suivirent la deuxième guerre mondiale.
Pendant les années soixante, ces autos ont continué à être le choix préféré de l’élite...
Qu'est ce que l'élite ?
Bonne question !...
Pour simplifier, admettez que l'élite est fortunée, donc à les moyens d'acheter des imbécilités très cher...
C'est pas plus, croyez-moi.
La plupart des automobiles de Grand Tourisme, luxueuses et performantes de cette lointaine époque, combinaient des moteurs puissant montés sur des châssis prétendument mieux étudiés que les productions "basiques"...
Ces voitures complexes, fragiles et réellement bricolées, même si s'était par des "mains de maîtres"..., étaient habillées de carrosseries uniques ou de production limitée par des stylistes inspirés (ou pas)... et étaient équipées des options les plus avancées afin de justifier le coût exhorbitant de ces bétises..., tandis que leurs intérieurs étaient réalisés avec les meilleures garnitures.

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La production de Ferrari GT luxueuses, ce qui pour dire vrai, n'était pas du luxe..., débuta en 1953 avec l’introduction (c'est assez subtil et approprié) de la 342 America, basée sur la 340 America mais avec un châssis plus long pour donner plus d’espace intérieur...
Ecrit comme ça, c'est risible, car qu'est ce qu'on s'en tamponne de ces différences !.
Puis vint la 375 America (construite jusqu’en Mai 1954), dont seuls 12 exemplaires furent construits pour capter rapidement une partie de la fortune des plus riches Ferraristes, qui... bien entendus se laissaient faire..., ces engins se vendant à des prix qui donnaient froid dans le dos, même a des propriétaires de Rolls-Royce.
Elle atteignait une vitesse maxi de 241km/h (150 mph) et accélérait de zéro à 100 en un peu moins de sept secondes..., des scores réellement impressionnant pour l'époque !
 D'autant qu'il n'y avait pas de limitations de vitesse...
La Carrozzeria Pinin Farina de Turin fut chargée du dessin et de la fabrication de la carrosserie qui ressemblait à la 250 Europa, mais leurs intérieurs, ailes, pare chocs et détails étaient tous différents.

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C'est la plus "Bling-Bling" des Ferrari, le style "Kitch" dans tout ces excès, avec des surcharges de chromes, des gadgets enfantins et des gimmicks digne du défunt Jackie'Touch...
L’année suivante Enzo Ferrari, surement influencé par la pose de ses dents en or... montra le châssis #0423 SA au Salon de Paris dans une version laque de chine...
La version terminée de la 410 Superamerica, aussi créée par Pinin Farina, fut présentée à Bruxelles en Janvier 1956.
La 410 SA reçut un moteur de plus grande cylindrée et des freins plus conséquents.
Des suspensions à ressorts hélicoïdaux furent montées à l’avant (il est interdit de rire)...
Nombre de variations de ce modèle furent construites par divers carrossiers, dont Boano, Ghia et Scaglietti, pratique courante chez Ferrari.
En 1959, Ferrari arrêta la production du moteur Lampredi.
Il fut remplacé par une version à plus haute cylindrée du V 12 dessiné par Colombo, moins encombrant, et destiné à motoriser la prochaine génération des Ferrari GT Luxueuses, commençant avec la 400 Superamerica, remplaçante hors normes de la 410SA.

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La 400 Superamerica fut introduite (ah! ah!) à Bruxelles en 1960, le châssis 1611 SA un cabriolet deux places y étant présenté.
Elle est considérée comme l’une des grandes oeuvres de Pininfarina, une expression très artistique de la performance Ferrari avec un style élégant effaçant aussi la taille apparente de l’auto tout en exprimant son impressionnant potentiel.
 A mon sens la réalité est toute autre, la ligne préfigure les Peugeot 404, c'est plein de gimmiks débiles rehaussés de chromes, un engin de total mauvais goût !
En égard à leur rang de haut de gamme et aussi en tant que Ferrari routières les plus puissantes de l’époque (sic !), les 400 SA étaient superbement finies avec les plus beaux matériaux et aux spécifications du propriétaire, malheureusement avec un goût assez douteux...
Une fois encore leur prix donnaient le tournis, les réservant aux princes, potentats, dictateurs sanguinaires, mafieux divers, capitaines d’industrie et aux stars d’Hollywood ou de Cinecitta à Rome.
Les 400 SA première série furent réalisées sur un châssis court de 2,420 mm, après quoi une deuxième série fut produite avec un châssis allongé à 2600 mm.
Les versions Coupe Aerodynamica furent communes aux deux séries, alors qu’un plus petit nombre de cabriolets fut produit.
Avec leurs lignes étranges et un aspect nettement plus agressif, les cabriolets châssis courts sont considérés comme étant les plus désirables de toutes les 400SA...
Comme quoi, il ne faut pas être une lumière du design pour se voir aduler !.

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L’extraordinaire exemplaire (dans le genre péjoratif) qui est ici illustré, le châssis 3309 SA, est le dernier de seulement six SWB 400 SA cabriolets carrossés par Pininfarina (alors le nom de l’entreprise, s'écrivait nouvellement en un seul mot).
Elle fut donc construite en tant que voiture "star" pour les stands Ferrari des salons de Genève et New York en 1962 et comprenait de nombreuses options spéciales.
Elle est, par exemple, la seule des six ayant les phares carénés si désirables auprès des masochistes-Ferraristes sur les Spyders California.
Du chrome supplémentaire abonde... et croyez bien qu'en version standard c'était déjà pas triste..., y compris un large bandeau de style art-ménager le long du bas de caisse, une baguette chromée le long de la carrosserie, le tout complété par des chromes de passages de roues et sur la prise d’air capot moteur.
On note aussi du chrome dans les ouvertures de portes et sur le capot...
Une diarrhée de chromes !.

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3309 SA est également équipée de son hardtop, optionnel d’origine..., d'un dessin extravagant, il permet à l’auto d'assumer à la fois une version "Coupé" et une version "Cabrio".
3309 SA fut vendue neuve sur le stand du salon de New York par Luigi Chinetti Motors, à l’agent Ferrari J.A. Stallings de Phoenix en Arizona.
Profitant tout de suite de ses performances impressionnantes, Mr. Stallings la pilota dans des courses de côte avant de l’amener à Bonneville pour les fameux "Speed Trials", des tests de vitesse de pointe sur lac salé en 1962...
Quoique cela était totalement inutile puisque la voiture grimpait à 241 km/h d'origine..., il y fut officiellement chronométré au-delà de 233km/h (145 mph), comme mentionné dans le numéro de Novembre 1962 de Road & Track documentant "l’évènement".
De nos jours on fait mienx en Mégane coupé, et dans un confort inégalé... 

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En 1964, 3309 SA fut achetée par le bien connu pilote de GT Bob Grossman, après quoi il l’échangea avec Chinetti qui la retrouva donc en 1967.
Elle fut après cela vendue à un Ferrariste réputé, Norman Silver de High Point, en Caroline du Nord.
Mr. Silver la garda jusqu’en 1973, date à laquelle elle fut vendue par l’intermédiaire de Tom Meade vers la France à Charles Robert de Nogent-sur-Marne et Paris.
Tout cela pour que vous vous rendiez compte que ce n'est pas une "première main"...

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Suite à son acquisition et toujours avec l’aide de Mr. Meade, Mr. Robert fit restaurer l’auto par Carrozzeria Fantuzzi à Modène.
Elle fut repeinte dans une teinte "plus digne", (un rouge foncé) et reçut un intérieur beige, divergeant ainsi des couleurs originales Rosso Metallizzato Speciale (rouge metallisé) avec sellerie Avorio (ivoire).
Mr. Robert garda l’auto trois décennies, durant lesquelles il la montra occasionnellement lors des journées du club Ferrari et au sein d’une présentation spéciale Ferrari lors de Retromobile 2000 à Paris.

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En 2005 la Ferrari retourna aux Etats-Unis et son propriétaire actuel commença une restauration concours avec recherche historique méticuleuse, par des spécialistes de la marque, sans aucun souci du coût. Patrick Ottis de Berkeley en Californie chapeauta le projet et restaura tous les éléments mécaniques, ce qui l’obligea à mettre à profit son véritable magot de pièces détachées d’origine introuvables.
La carrosserie éblouissante et immaculée, la penture noire et les garnitures furent la réalisation de Brian Hoyt de Perfect Reflections qui y mit tout son coeur.
L’intérieur en cuir rouge très sensuel fut réalisé par Ken Nemanic.
Chacun de ces restaurateurs a remporté des prix dans son artisanat respectif.
A sa premiére sortie lors du Cavallino Classic XVIII en 2009, 3309 SA reçut le statut "Platine" des juges du Ferrari Club of America et fut l’objet d’un long article dans le numéro d’Avril/Mai 2009 de Cavallino magazine.

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Plus tard en Aout, 2009, après une série de travaux supplémentaires par l’équipe de restauration, la Ferrari fut exposée au Concours d’Elégance de Pebble Beach y gagnant une respectable troisième place de sa catégorie et se vit attribuer 98 points.
Quatre demi points furent déduits pour des questions de détail (trois ont déjà été réglés..., le quatrième pour avoir présenté une peinture trop brillante...a été laissé dans l’état !).
L’auto fut le sujet d’un deuxième article complémentaire dans Cavallino, Octobre/Novembre 2009.
Fraichement restaurée, correcte et superbe, 3309 SA a tous ses manuels, son rouleau d’outils au complet, son cric et le dossier de restauration comprenant les résultats du passage au banc moteur.
Elle est présentée en état visuel lors de la vente RM Auctions du samedi premier mai à Monaco et n’a quasiment roulé que lors des 80km (50 miles) de rallye touristique du "Pebble Beach Road Tour", s’y comportant à la perfection.
Ce qui est en soi, absolument effrayant..., tant et tant dépenser dans une telle horreur..., c'est bien la preuve que la plus grande richesse de l'humanité, c'est la bétise humaine !

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Plus puissante et bien plus exclusive que la vénérée 250 GT Spyder California châssis court, cette 400 Superamerica Cabriolet Pininfarina châssis court (ben oui...), a été présentée comme constituant le choix du fin connaisseur pour ce qui est des Ferrari découvrables du plus haut niveau...
Moi j'aime bien quand c'est assaisonné aussi profond !.
Avec ses origines "remarquables" de voiture de salon..., ses exploits "stupéfiants" dûment notés en course, son historique de succession de propriétaires limpide (c'est l'historique qui est limpide, pas les propriétaires successifs dont certains sont très nébuleux), son extraordinaire restauration avec une peinture "trop brillante" et sa présence "Bling-Bling" à couper le souffle, elle doit être considérée, au-delà de toute logique... on ne peut plus désirable, une valeur sure et méritoire dans le marché d’aujourd’hui...
Amen !.
Moteur V12 à arbre à cames en tête, 340 chevaux côtés par l’usine, 3,967 ccm avec trois carburateurs Weber 40DCZ6 double corps, boîte manuelle à quatre rapports, suspension avant indépendante avec quadrilatères et ressorts hélicoïdaux, suspension arrière avec pont rigide, ressorts à lames, amortisseurs télescopiques et freins à disques aux quatre roues. Empattement: 2,420 mm (95.3")
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