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Bugatti Royale (1)

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Bugatti Royale (1)

Message par scuderia57 le Mer 20 Aoû - 13:36

La Bugatti Royale Rébus... #1

 
 

"Je suis aux studios Cinecitta, à Rome, avec la production du film "Rébus". Ils ont besoin d'une réplique de Coupé Napoléon ! Pour des raisons d'assurances, ils ne peuvent pas louer la vraie Bugatti Royale. Ils ont déjà un carrossier italien mais il pose une condition : "Vu l'absence de toit et la longueur de la voiture, les portes avant doivent rester soudées à la carrosserie pour des raisons de solidité". Est-ce que toi, tu peux construire cette voiture en moins de deux mois, avec un plus : les portes avant qui s'ouvrent ?"
'Oui..., euh oui, il n'y a pas de raison"...
Depuis sept ans, le garage G.Cote's Workshop travaille "main dans la main" avec Rémy Julienne à relever des défis plus extravagants les uns que les autres, comme de dévaler une piste de bobsleigh à moto, faire une course en moto contre un skieur professionnel sur une piste dans le noir..., ou encore, pour une publicité consistant à poser un avion sur deux camions, etc...
Cette fois encore, Rémy Julienne a "scotché" le boss du garage G.Cote !
Il est 8 heures, le matin du premier juin 1987..., l'adrénaline ne quittera plus l'équipe du garage jusqu'à la livraison de la "Bugatti" : Patrick GARNIER, Sylvie MEYNIER, Willy ESCHLART, Roland BOIX-SABATA, Jacques DUHUY, Alain SIEBERT, Robert SARRAILH, Bruno COQUELIN, qui n'ont pas failli, tous passionnés, ayant conscience de vivre un moment exceptionnel.


02 juin 1987.
Avec l'aide de la production du film "Rébus", l'équipe du garage "G.Cote" a eu un accès privilégié et immédiat au Coupé Napoléon exposé au musée Schlumpf à Mulhouse. Par contre l'équipe n'a eu qu'un laps de temps très court (la journée du 2 juin), pour relever un maximum de dimensions sur papier millimétré, prendre les photos de divers détails et fabriquer des gabarits en carton. Pas le droit à l'erreur, car impossible de renouveler cette exceptionnelle mise à disposition.


03 juin 1987 matin.
Un châssis long et robuste était nécessaire pour construire une réplique de Bugatti Royale Coupé Napoléon disposant d'un moteur puissant, le choix s'est porté sur une voiture américaine. Par chance, l'intérieur de cette Cadillac avait brûlé.


03 juin 1987 après-midi.
Dans un coin d'atelier, sur un ancien Korek, donc sur un plan plat, la mécanique et le châssis sont en place, c'est le début de la construction.


05 juin 1987.
Prolongement du châssis. C'est à partir du radiateur en forme de fer à cheval, que tous les relevés de dimensions ont été faits.
 

15 juin 1987.
Sur cette photo on peut voir que le châssis de la Cadillac "donneuse" est en cours de re-fabrication... et que les ailes de la "Royale Rébus" sont déjà fabriquées. Dans un autre endroit de l'atelier, le moteur et la boite sont reconditionnés.


16 juin 1987.
Suivant les gabarits en carton, début de fabrication de la partie arrière de la carrosserie.


18 juin 1987.
Malgré le temps qui passe, l'équipe est obligée, tout au long de la construction, de présenter tous les éléments pour vérifier leur concordance, n'ayant pas le droit à la moindre erreur.


19 juin 1987.
Carton, mousse polyuréthane puis plâtre de finition. C'est la fabrication du moule de la partie arrière.


21 juin 1987.
Apprêt de finition avant le tirage du moule. On peut voir l'avancement du châssis et le détail de la porte en tubes fins, carrés, formés à l'aide d'une
"rouleuse".


27 juin 1987.
Châssis terminé. Mise en apprêt. Comme dans la construction d'une maison, après le gros oeuvre, le plus dur reste à faire !


29 juin 1987.
Pour le train avant, on travaille à partir d'un tube plein de 100 mm de diamètre, on en coupe un bout de 80 cm, on le passe le au tour pour lui donner une forme conique, puis on le soude perpendiculairement sur l'établi pour le chauffer au rouge afin de le cintrer suivant le gabarit en ferraille relevé sur la voiture. Ce n'est qu'une des trois parties qui composent le train avant.


30 juin 1987.
Sur cette photo, comme sur la photo précédente, on peut voir les étapes de fabrication de la calandre. Pour arriver à ses fins, l'équipe a dû couper dans une tôle de 3 mm d'épaisseur, cintrer et souder 3 exemplaires avant d'obtenir cette pièce importante taillée dans la masse. Ce n'est pas visible sur la photo, mais pour avoir l'effet "nid d'abeilles", on a du souder par points plusieurs épaisseurs de tôles perforées pour obtenir l'effet voulu en profondeur. Le vrai radiateur est fixé juste derrière.


03 juillet 1987.
Fabrication du capot et du support de pare-brise.


10 juillet 1987.
Encore un montage à blanc de l'ensemble, de plus en plus complet, comme la calandre déjà nickelée, ainsi que le support des phares posé au sol devant le châssis.


11 juillet 1987.
Afin de perdre le moins de temps possible, préparation de tous les éléments avant montage.


25 juillet 1987.
Champagne ! Il est 3 heures du matin, la voiture sort afin d'être convoyée vers Biarritz sur le lieu du tournage ; on remarquera l'habillement intérieur (jacquard à motifs floraux) et la copie en plomb chromé de l'emblème créé par Rembrandt Bugatti : un éléphant dressé sur ses pattes arrières.


27 juillet 1987.
Dans Biarritz, comme n'importe quelle automobile, la "Bugatti" fait le plein de carburant !


02 août 1987. 
Cette voiture a été construite au millimètre avec tous ses accessoires. Lors d'un essai routier Rémy Julienne à pu rouler à 140 km/h au compteur sans aucun problème de tenue de route ni de freinage. Exceptionnel !


10 août 1987.
Repos à l'ombre des pins, après une matinée de tournage.


28 août 1987.
On comprend pourquoi Christophe Malavoy vu son léger strabisme... (c'est un gag !) avait un problème avec le gabarit de la voiture !

 
28 août 1987.
L'équipe du garage G.Cote est touché par ce compliment venant d'une très grande et belle actrice.



Durant ses années de mannequinat, on lui reprochait ses paupières un peu lourdes, les yeux plissés qui scrutaient "par en-dessous", par coquetterie ou par défi.
Charlotte Rampling, port altier et jambes fuselées, a longtemps effrayé ou défrayé la chronique.
Une allure reine échappée du Swinging London, une élégance en apesanteur, so british, qui forgent très vite l’image d’une belle plante carnivore.
Aussi vorace soit-elle à l’écran, Rampling désarme et cache bien des bleus.
On l’imaginait fatale et insoumise, elle s’est éclipsée pendant quelques années sans rien laisser, avant de refaire surface, le regard dans le vague et le cœur un peu moins lourd.
Charlotte Rampling, portée disparue du cinéma, anglaise à l’aura ténébreuse, s’est faite discrète à une période de sa vie où la moindre larme menaçait de la noyer.
La personnalité sulfureuse et tourmentée, tête d’affiche controversée, a initié elle-même sa traversée du désert.
Immortalisée par Helmut Newton, chérie par Visconti, flattée par Oshima, idéalisée par Woody Allen, John Boorman ou Sydney Lumet, Rampling ne tourne jamais deux fois avec le même cinéaste.
Elle se livre, impatiemment et sans retenue, puis s’éloigne, en quelques brasses.
Ses absences et dépressions chroniques succèdent à la frénésie des premiers pas de deux.
Elle perd sa première alliée à 20 ans : sa sœur, qui partage son goût pour la scène et le music-hall, meurt d’une rupture d’anévrisme.
En pleine effervescence londonienne, la brindille en mini-jupe, non créditée au générique du volubile Knack, broie du noir et fuit sa terre natale.
L’optimisme d’un Georgy Girl semble enterré..., sa pâle insouciance se teinte de gravité.
Luchino Visconti songe déjà à elle : son flamboyant Damnés la conduit droit aux Enfers.
Charlotte Rampling, hier mannequin, chaste et indolente, découvre le vice, la félicité et la décadence d’une famille d’industriels allemands au temps du nazisme.
Sur le plateau, elle noue amitié avec Dirk Bogarde, qui la recommande à Liliana Cavani pour Portier de nuit.
Premier scandale.

 

Une rescapée des camps de concentration lie une passion sado-masochiste avec l’un de ses tortionnaires. L’affiche est restée en mémoire : bretelles et seins nus, visière crâneuse et gants menaçants.
Femme-enfant captive, enchaînée à un passé douloureux !
La peau sur les os, ange et pécheresse, Rampling s’abîme, ne craint plus la nudité, la virulence du mélo et surmonte l’épuisement d’un tournage sous pression.
La réponse des médias est cinglante : plus personne ne veut d’une vulgaire égarée dont la vie sentimentale (un heureux ménage à trois) choque tout autant.
Patrice Chéreau vient à point nommé et l’interne volontiers dans La Chair de l’orchidée, imbroglio psy et amoureux, où elle donne déjà la réplique à Bruno Cremer, le mari volatilisé de Sous le sable.
Un jour en France, un soir en Italie ou en Angleterre, Charlotte Rampling décide de prolonger ses séjours aux Etats-Unis.
Le climat est toxique, Hollywood ne ressemble en rien aux étoiles mirifiques du passé.
Mais la beauté de l’étrangère et son irrésistible mystère, trouvent leur parfait écrin chez Woody Allen dans Stardust Memories.
Fille de militaire rompue à la discipline, Charlotte Rampling n’en fait qu’à sa tête.
D'une invincible modernité, sauvage et impertinente, malgré les années..., entre un suspens alcoolisé (Le Verdict de Sydney Lumet, aux côtés de Paul Newman), une dérive maladive (Fox trot d'Arturo Ripstein, avec Peter O'Toole et Max Von Sydow) et un somptueux labyrinthe (Angel Heart d'Alan Parker, avec Mickey Rourke), l'insatisfaite renaît sous les traits de Margaret Jones, épouse éprise d'un chimpanzé.
Max mon amour de Nagisa Oshima fait trembler d'effroi la Croisette, mais marque un temps d'arrêt dans la filmographie de l'actrice.
Charlotte Rampling défend les plaies et les déchirements de ses personnages, mais en oublie de soigner ses propres défaillances.
Elle s'éclipse.
Sous le sable la ramène à la lumière.
Ozon écrit quelques pages pour elle, mais l'invite à écrire la suite avec lui.
Le mariage est si heureux que la convalescente accepte de rejoindre le metteur en scène une deuxième fois, pour Swimming Pool.
Rampling s'est depuis installée en France.
Après Jacques Deray (On ne meurt que 2 fois), Yves Boisset (Un taxi mauve) ou Claude Lelouch (Viva la vie!), une nouvelle frange de fortes têtes la courtise.
Michel Blanc (Embrassez qui vous voudrez), Enki Bilal (Immortel (ad vitam)), Antoine de Caunes (Remake), mais surtout Laurent Cantet (Vers le sud) et Dominik Moll avec Lemming, où elle sème la zizanie au sein d'un maison trop sage.
Sans elle, le thriller s'enlise ou s'appauvrit.
Restée fatale, Charlotte Rampling résiste au temps, aux bouleversements, et s'autorise timidement un sourire...
Un vrai rébus..., non ?
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