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Faralli & Mazzanti Evantra

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Faralli & Mazzanti Evantra

Message par scuderia57 le Mer 20 Aoû - 13:23

2012 Faralli & Mazzanti Evantra...
Depuis que la pratique religieuse est en baisse, j'ai l'impression qu'il n'y a plus que les crétins pour se lever le dimanche à l'aube !
Alors qu'habituellement, j'aurais fait une grasse matinée bien méritée, je me suis levé à 4h00.
Pour vous, j'imagine que ce n'est rien mais pour moi, couche-tard par habitude, goût et constitution physiologique sans doute, me lever aussi tôt est un exploit que vous devriez applaudir !



L'ami Guy, qui m'avait présenté la veille sa nouvelle Morgan, avait en effet été invité par une relation trempant dans le VEC (véhicules d'époque et de collection) pour participer, avec qui il voulait, à la présentation d'une nouvelle sportive italienne. 
La copine sexuelle de Guy étant ailleurs..., ai-je été invité à me rendre avec lui en un endroit bucolique ou tous les automobilistes italiens forcenés se donnent rendez-vous le dimanche après pizza (traduisez : après midi), pour organiser leurs processions d'obsessionnels de la bagnole d'époque en état-concours.
J'ai eu beau dire que ma Bizzarrini Stradale requérait tous mes soins de fin de restauration (bien qu'elle soit administrativement âgée de quarante ans et puisse donc prétendre à la catégorie collection, elle n'est qu'une pauvre daube que plus personne ne voulait utiliser)..., rien n'y a fait, j'ai été sommé de participer.
Et puis, comme j'aime bien Guy, qui me le proposait et me payait le déplacement..., j'ai cédé et accepté pour lui faire plaisir : le syndrome du chic type m'avait frappé !

Ayant peur de m'ennuyer dans ce genre de manifestation, Guy m'a menti éhontément en me faisant croire que ce serait le plus beau jour de ma vie.
Convaincu par ses mensonges, je suis parti en galère avec lui..., puisque l'idée de passer une journée à faire feuler un V12, m'a immédiatement enthousiasmé.
C'est ainsi qu'après le lever de 4h du mat', le parcours en taxi jusque l'aéroport, l'embarquement interminable (questions formalités, sécurité), nous avons décollé vers 7h pour atterrir vers je ne sais plus quand..., puis, en taxi, nous sommes arrivés à 12h précises au restaurant "Il Gardino"..., pile-poil face à la nouvelle usine Faralli & Mazzanti, exclusivement dédiée à la création de projets personnalisés pour leurs clients : Via Maremmana 10, zi Gello, Pontedera (Pise).
Le restaurant avait été réservé pat F&M..., en réalité, une arrière salle sordide où l'on était censé s'entasser à quarante journaleux.



Dehors un joli soleil d'hiver dardait ses rayons tièdes et j'aurais bien mangé en terrasse. 
J'ai immédiatement saisi que la passion des gens présents était surtout de manger de délicieuses pasta "al-dente" arrosées (dans l'estomac) de vins locaux...
Certains journaleux que je déteste tout particulièrement, spécialistes de la contemplation des anciens moteurs V12 Ferrari et de la vérification que les boulons de 12 montés à un endroit précis du carter sec étaient bien les mêmes que ceux indiqués dans la revue technique d'époque (le fin du fin étant d'avoir le boulon de douze optionnel n'étant apparu que sur une infime quantité de modèles)..., étaient installés à une table voisine, grignotant une pizza "maison"... 

Bref bien qu'il devait y avoir une fort belle voiture à regarder, c'était aussi chiant qu'une réunion de philatélistes.
J'ai expliqué à Guy, qu'à partir d'aujourd'hui, nous devenions frères d'armes puisque j'avais accepté cette galère pour lui faire plaisir..., j'y suis tout de même allé de mon petit commentaire...
Après le digestif, nous avons traversé la route et sommes entrés dans l'enceinte de l'usine qui m'a de suite rappelé une ancienne conserverie de tomates séchées remise à neuf au départ d'une usine atomique de retraitement de déchets...
On a regardé quelques minutes, on a fait : "oooh la belle machina", puis : "ahhh la belle peinture" et encore : "wow super le design"..., puis j'ai dis à Guy qu'on pouvait repartir..., parce que c'était chiant, parce que personne n'était là pour nous papoter... et parce qu'il n'y avait pas de nananas aux gros seins et aux yeux en amandes...
C'est alors qu'on a remarqué la vieille Antas, dont j'avais déjà réalisé deux reportages du temps ou tout ce toutim m'amusait encore...
Elle était "dans son jus" comme on dit dans le milieu de la bagnole ancienne mais elle était sans doute trop "acratopège" pour les journaleux de sévices qui commençaient à s'impatienter des cadeaux qu'ils espéraient emporter...
Heureusement, après avoir avalé un gobelet de café, nous avons été rejoints par Signor Mazzanti en personne, qui s'est mis à nous raconter sa vie en deux langues..., une phrase en français, une phrase en anglais...



- Il est né dans la magnifique Toscane, à Pistoia le 1er Février 1974...
- Since his childhood he has always been enthusiast of motorsports, he did drawings of cars and modifed models, cherishing the dream of becoming a supercar-builder...
- Depuis son enfance il a toujours été passionné de sport automobile, il faisait des dessins et modèles de voitures modifiées, chérissant le rêve de devenir un constructeur de super-cars...
- Besides his studies, at the end of the 80's he starts to work in the family carbody-workshop...
- Outre ses études, à la fin des années '80, il a commencé à travailler dans l'atelier de la famille...
- From the beginning of the 90's he collaborates with who later became his real master : Mario Faralli...
- Depuis le début des années '90, il collabore avec celui qui devint plus tard son vrai maître: Mario Faralli...
- In more than twenty years he has gained his vast experience restoring some of the rarest and most important cars ever made : Cisitalia 202, Ferrari 500 Mondial, the Maserati 450 Costin/Zagato denominated "Il mostro" prepared specially for Sir Stirling Moss for the 24 hours race of Le mans in 1957...
- En plus de vingt ans, il a acquis une vaste expérience dans la restauration de certaines des voitures parmis les plus rares et les plus importants jamais réalisées : Cisitalia 202, Ferrari 500 Mondial, Maserati 450 Costin/Zagato libellée "Il Mostro", préparée spécialement pour Sir Stirling Moss pour les 24 heures du Mans en 1957...
- Quite often he finds himself in a situation, where he has to rebuild completely some cars, where the bodywork has been totally perished and nothing else remained but the chassis and some faded photographs...
- Assez souvent, il s'est retrouvé dans une situation où il devait reconstruire complètement certaines voitures, où la carrosserie avait été entièrement détruite et ou rien n'était resté sauf le châssis et quelques photos décolorées...
- All this, recreating the shapes from alluminium totally by pure handwork...
- Tout ceci, en recréant les formes en aluminium totalement par un travail manuel pur...
- Meanwhile his huge enthusiasm for motorsports turns into a passion also for motorbikes, which makes him create a really particular 'special' on the mechanics of a Ducati...
- En attendant son enthousiasme énorme pour le sport automobile s'est transformé en une passion pour les motos, ce qu'il l'a fait créer des modèles spéciaux sur des mécaniques Ducati...
- Besides his love of speed makes him partecipating in many hillclimb races with sport prototype vehicles and Abarth restorated personally...
- Son amour de la vitesse l'a fait participer dans de nombreuses courses de cote avec des prototypes sport Abarth qu'il avait restauré personnellement...
- In 2001 he designs and creates a 'barchetta' with Walter Faralli for a client and this triggers the birth of the brand F&M Auto...
- En 2001, il a conçu et créé une "Barchetta" avec Walter Faralli pour un client, ce qui déclencha la naissance de la marque F&M Auto...
- The constant growth of reputation and credibility through the numerous personal projects made for the clients and particularly the Antas and the Vulca led to be one of the acclaimed luxury carmakers...
- La croissance constante de la réputation et sa crédibilité à travers les nombreux projets personnels réalisés pour les clients et en particulier l'Antas et la Vulca, l'on conduit à être l'un des meilleurs constructeurs automobiles de luxe...
- During the years the creations of F&M were invited to the most presigious luxury car shows in the world, as in case of the Antas also in some important cinema projects...
- Pendant des années, les créations de F&M ont été invitées dans de presigieuses manifestations dans le monde, et comme dans le cas de l'Antas, aussi dans certains projets cinématographiques importants...
- Now, after 3 years working side by side with designer Zsolt Tarnok, Luca Mazzanti is ready to present the first mid-engine vehicle by F&M, which is projected to be produced in a small series, each example personalized by the owner, denominated : Evantra...
- Maintenant, après 3 années de travail côte à côte avec le designer Zsolt Tarnok, Luca Mazzanti est prêt à présenter la première F&M, qui va être produite en petite série, chaque exemplaire pouvant être personnalisé par son propriétaire : l'Evantra...



Le projet se nommait Mugello mais visiblement, il n'a pas été possible de conserver le nom pour le modèle définitif à cause de Ferrari qui considérait ce nom de circuit automobile, comme faisant partie de son patrimoine personnel... et finalement la supercar F&M s'appelle Evantra ! 
Elle développe jusqu'à 603 chevaux grâce à un 6 cylindres à plat !
La production de ce coupé 2 places sera de 5 exemplaires par an, une commande est déjà signée sur le bureau de la société F&M !
L'auto de série sera livrée mi 2012.
Le châssis tubulaire en acier reçoit au choix un 6 cylindres à plat atmosphérique ou suralimenté (403 ou 603 chevaux), le poids de la version en composites (Pro-Body) ne dépasse pas 1200 kg.
Une version exclusive à la carrosserie en aluminium martelé (One-Body) est également proposée.

Après ce discours lancinant..., on nous a re-expliqué la voiture en détail, chacun étant invité à s'y asseoir exactement une minute, chrono en main...
Durant ce temps, une douzaine de "clients potentiels" sont arrivés, invités eux-aussi, dans diverses voitures insipides à mes yeux blasés, dont une majorité de Ferrari...
Puis, on nous a rassemblé et proposé de suivre le prototype roulant en autobus pour les journaleux... et dans leur voiture particulière pour les
"clients potentiels"...
J'ai de suite fait ma mauvaise tête des jours sans pain et j'ai exigé une voiture particulière, faute de quoi je ne répondais plus de rien concernant le contenu de l'article...
La compagne de Signor Mazzanti m'a proposé sa Fiat 500...
C'était une victoire sur l'adversité... et j'ai accepté !

Une heure et demie après s'être trainé la bite sur de petites routes bucoliques à la queue-leu-leu, pour regarder (de loin) le prototype roulant..., rouler..., on a eu le droit à un arrêt.
Bis repetita placent !
Pour m'amuser j'ai collé ma pauvre voiture entre deux Ferraris de "clients potentiels" invités par Mazzanti.
Là, on a bu un coup payé par F&M dans une gargotte, même qu'il a fallu que je prouve que j'étais l'éditeur de GatsbyOnline.com à une vieille rombière pour avoir le droit à un malheureux gobelet de rosé !
J'ai alors sorti mon porte-clefs Bizzarrini d'époque pour la convaincre... et j'ai pu boire pour oublier que je m'étais levé si tôt pour cela ! 
Elle m'a dit que j'aurais du demander à boire avec le sourire.
J'ai juste répondu qu'avec le soleil rasant dans la gueule j'étais plus occupé à plisser les yeux qu'à me marrer sans préciser qu'en plus la situation n'avait rien de drôle parce que se lever tôt pour boire du rosé sur un parking n'était forcément pas l'éclate la plus totale.



Non que je sois bégueule et que je ne sache pas m'amuser, mais faire ce genre de choses en compagnie de trentenaires obsessionnels est très ennuyeux et régressif.
Il y avait là des gens manifestement très riches et qui l'assumaient sans complexe, certains affichant une pédanterie assez comique au volant de leur bolide à deux-cent-mille euros et plus.
C'est ainsi qu'une Lamborghini de toute beauté est partie à fond dans le rugissement de son douze cylindres.
Je n'ai pas pu me retenir de faire pareil en lançant mon bicylindre Fiat 500, pour finir en tête-à-queue dans un virage au frein à main. 
La Fiat 500 ça décoiffe !
D'autres étaient beaucoup moins riches, comme ce possesseur du moins cher des modèles de Ferrari d'occasion (une 308 Bertone), qui s'obstinait à saouler mon ami Guy en lui expliquant que sa pauvre voiture était bourrée de pièces de F355.
Je suis resté gentil et n'ai rien dit. 
Guy était persuadé que le pauvre s'était saigné aux quatre veines pour s'offrir la voiture de ses rêves, lui-même persuadé que si on n'avait pas de Ferrari avant cinquante ans on était un raté.
J'ai admiré le calme de Guy parvenant à répondre "oui" en feignant de se montrer intéressé par le babil de ce fâcheux personnage.

Ce crétino, nous a fait, en finale, un cirque infernal, exigeant que je lui remette les clés de la Fiat 500 pour rentrer chez lui en m’expliquant que je n'aurais qu'à rentrer avec Guy, le cul collé dans le baquet de sa belle italienne.
Ce n'est pas que j'aie manqué de confiance, mais j'ai refusé tout net, pressentant que ce loustic, qui n'avait pas le profil pour acquérir une F&M Evantra, devait être venu ici avec une Ferrari
"empruntée"...
D'autre part, Guy devait m'accompagner dans cette galère jusqu’au bout, sous peine d'être un déserteur.
Enfin, je n'allais pas me séparer aussi rapidement de cette Fiat qui m'amusait beaucoup plus que la vieille Ferrari fumante et que l'Evantra.
On a un peu trainé sur ce maudit parking durant encore une heure, pour permettre aux journaleux de pisser tout leur saoul..., lorsqu'on nous a annoncé qu'on retournait à l'usine ! 
Encore quelques petits virolos à soixante à l'heure et on est revenu dans la cour de l'usine pour les adieux.

Tous les journaleux ont reçu un colis de cadeaux bon-marché, comportant quelques saucissons locaux, un paquet de pasta, une bouteille de vin local et une farde de documentation avec des photos et un DVD prèt à l'usage...
Ensuite, tout le monde a été invité à monter dans l'autobus, Guy et moi compris..., direction l'aéroport...
Je me suis demandé pourquoi on ne nous avait pas amené ce matin de l'aéroport, dans ce même autobus..., mais comme l'usine et ses dirigeants étaient loin derrière-nous, je me suis endormi...
Les formalités furent rapidement menées..., et c'est avec joie que j'ai pu m'installer inconfortablement dans le siège trop petit de l'avion ALITALIA...
Durant près de deux heures, on n'a pas parlé de bagnoles et c'était vraiment reposant.



Je regrette sincèrement d'avoir dit du mal des journaleux, parce que sincèrement ils n'ont pas le monopole de la connerie..., je crois que tout ceux qui s'engagent dans une activité sans aucun recul m'ennuient profondément..., ils sont pénibles, lourdauds, maladroits, obsessionnels, productivistes, inélégants au possible et tout ce qu'ils touchent devient assommant.
En revanche, je leurs reconnais le droit de penser du mal de moi, je suis beau joueur.
Mais muré dans mon orgueil, je doute que leurs attaques puissent m'atteindre.
Finalement, bien que je n'en aie pas le physique, un dandy doit sommeiller en moi.
Le dandysme est un soleil couchant; comme l’astre qui décline, il est superbe et plein de mélancolie.
Mais, hélas, la marée montante de la démocratie, qui envahit tout et qui nivelle tout, noie jour à jour ces derniers représentants de l’orgueil humain et verse des flots d’oubli sur les traces de ces prodigieux myrmidons.
Aucun crime n'est vulgaire, mais la vulgarité est un crime.
La vulgarité, c'est ce que font les autres.
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