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Corvette C7 Stingray (2014)

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Corvette C7 Stingray (2014)

Message par scuderia57 le Mar 19 Aoû - 18:38

J'ai passé une semaine à Monterey en Californie pour faire partie des premiers journalistes automobiles à essayer la toute nouvelle Corvette C7 Stingray 2014..., Monterey c'est le circuit de Laguna Seca, le festival pop, le fromage local... ! Waouwwwwwwwww !

Voilà ce qui m'attendait pour ma première journée d'essais : sept générations de Corvette attendaient sagement..., auriez-vous aimé y être ?

 



L’homme qui voulut être roi, de Rudyard Kipling, est un roman du XIXe siècle qui parle d’un empire inconnu, du sentiment d’idolâtrie et de sa conséquence directe, la folie...


La Californie c'est un pneu la même chose, ce n’est toujours pas un endroit où vous aimeriez vivre..., en revanche, c’est parfait si vous cherchez à vous éclater le crâne...

certains Californiens déjantés en quête de plaisir rejettent les lois et consomment drogues et alcool, moteurs des soirées qu’ils organisent tous les mois afin de se bourrer la gueule, de la même manière que les kids américains vont en Floride pour décompresser à l’aide de taurine et de filles dénudées, pour goûter aux joies de la débauche païenne.





Contrairement au Spring Break de Floride, les fêtes païennes Californiennes sont exclusivement une affaire de mecs félés d'automobiles et qui sont plein aux as..., un style de vie tourné dans l’espoir d’échanger des fluides avec les femmes en quète de sécurité financière, une légende tenace (et apocryphe) !

Dans le courant d'août 2013, j’ai quitté (provisoirement) l'Europe pour réaliser un reportage sur le style de vie des Californiens friqués qui se congratulent chaque année, en août, à Pebble-Beach, en exhibant l'une de leur plus belle automobile de collection et en s'exhibant aux cotés de jolies femmes.

J'ai mis 22 heures au départ de Londres pour arriver à Monterey, la dernière oasis pour milliardaires... et je suis arrivé en un lieu de débauche financière, bordant un précipice d'incompréhension entre les pauvres et les riches



Chaque année, en août, des milliers d’étrangers visitent Monterey, Pebble-Beach et Laguna-Seca, mais en dehors de cette foire, le tourisme ne fait que chuter et d’après les dires des habitants, j'étais le seul idiot à venir leur poser des questions aussi peu politiquement correctes !



A force, on m'a fait rencontrer deux "irresponsables" œuvrant pour General-Motors qui m'ont pris en charge lorsque je leur ai dit que je venais à Pebble-Beach pour le plaisir des yeux, mais qu'ensuite j'allais à la première présentation mondiale de la Corvette C7..
.


Ivres de joie, ils m'ont pris en charge jusqu’au terrain de Golf ou se déroulait le concours d'élégance... et ils sont restés à mes côtés tout le long de mon séjour..., au point ou..., lorsque je me levais au beau milieu de la nuit pour pisser, ils étaient là, assis dehors devant la porte, comme enroulés dans des couvertures...





Une nuit, deux jours après mon arrivée, mes "gardes du corps" m'ont invité à boire un verre et danser "quelque part, pas loin d’ici"... pour fêter la présentation officielle de la Corvette C7 qui devait avoir lieu le lendemain !


Sur place, vingt nananas à poils étaient entassées dans une pièce surchauffée..., il y avait un flûtiste, un batteur et un petit espace pour danser.

Les gens présents se trémoussaient dans tous les sens, frappant des mains et claquant des doigts sur les fesses des nananas...


La culture Californienne de la zone de San Francisco, voyez-vous, chers lecteurs et lectrices de mes histoires..., est une variation du fameux aphorisme de Gore Vidal modifié pour la circonstance : Il n’y a pas de sexe sans les mains, c’est juste un truc qui arrive, rien de plus !





La plupart des gens que j'ai rencontré dans la vallée de Monterey n’étaient pas aussi énigmatiques ni tous aussi fortunés que je croyais, je m’en suis aperçu bon nombre de fois..., j'aurais eu le même genre de conversation nulle si nous nous étions rencontrés bourrés dans une boîte en Europe...

Sauf que oui et  non..., ces partouzes servent d’échappatoire à la routine et célèbrent ponctuellement l’hédonisme dans toute sa splendeur..., dans cette région du monde, c'est pareil qu'ailleurs : faire la fête sert d’échappatoire..., mais même s’il présente des attraits indéniables, il n’est pas dit que cette débauche était utile à la construction de mon article..., quoique, on le sait depuis longtemps, les gangsters sont des agents économiques rationnels qui savent générer plus d’argent en une heure que vous en une vie...


C’est marrant, les gens pensent souvent que c’est dur de rencontrer des gangsters, mais dès que j’avouais que je venais faire un article sur Monterey, Pebble-Beach et Laguna Seca, presque tout le monde connaissait une bonne histoire ou connaissait quelqu’un dans le milieu.


Steve Jobs disait toujours qu’il vaut mieux être un pirate que de rejoindre la Marine..., un paquet d’entrepreneurs et de fondateurs de start-up sont des rebelles, ils ont besoin de perturber le marché pour exister !

C’est le fondement même d’Apple... et c’est ce que font les pirates : au moment où les pirates somaliens étaient encore très puissants, ils devaient trouver des investisseurs pour financer leurs missions commando.

Comme pour les entrepreneurs de start-up, il y a eu une bulle spéculative autour de la piraterie au point que les sommes d’argent générées par les pirates ont destructuré toute l’économie locale, en faisant grimper les prix...., à la fin de ce cycle, seuls les pirates avaient encore du pouvoir d’achat..., depuis, la piraterie somalienne est en pleine décroissance.

C’est le même processus qui se déroule à San Francisco où les entrepreneurs font monter les prix et détruisent les économies locales : la criminalité, c’est seulement le côté obscur du capitalisme, on finit toujours par célébrer les crapules...

L'histoire met juste un peu de temps avant de les reconnaître, c’est tout l’enjeu : comment une société s’améliore-t-elle en absorbant les idées de la marge ?

Ce qu’on n’apprend pas dans les écoles de commerce par exemple, c’est à arnaquer son monde..., beaucoup d’entrepreneurs pensent être en mesure de le faire, mais c’est un détail comparé à l’école de la rue, où un mec a des milliards de combines pour entuber !

L’histoire des États-Unis est intimement liée aux gangsters, aux criminels et aux hors-la-loi, mais elle est aussi faite de Rockefeller, de Henry Ford et de Bill Gates, c’est vrai...

Bizarrement, les gens de Monterey, les plus riches..., aiment le fait que leur pays, les USA, a été construit par des hors-la-loi..., les voleurs de chevaux, les chiffonniers, les escrocs et les gangsters sont les fondateurs de l’identité américaine et ce sont ceux qui ont toujours repoussé les frontières, l’économie informelle et souterraine est l’une des clés du développement des Etats-Unis.

De nos jours c'est aussi pire, sauf que c'est quand même plus pire, puisque les membres du gouvernement US sont les premiers à mentir à tout le monde pour générer des guerres afin d'en tirer des profits immenses... et concernant les trois têtes de lignes citées ci-avant, Rockefeller et Henry Ford ont bâti leurs empires sur la domination, pétrolière, automobile et virtuelle du monde, aucun rapport avec le cliché de l'honnète homme qui contribue à un devenir serein du monde !


Hollywood a été construite par des faussaires qui ont émigré vers l’Ouest dans l’objectif d’enfreindre en toute impunité les brevets des films..., même les entrepreneurs plus classiques comme l'était Steve Jobs s’inspirent des marginaux.
N’oublions pas que Steve Jobs était parti en Inde à la recherche de la connaissance et qu’il a pris du LSD pour libérer sa créativité : C’est, disait-il, l’une des expériences les plus importantes de sa vie... et lui, ce n’était pas vraiment ce qu’on appelle un entrepreneur mainstream.

De la bouche même de mes deux nouveaux "zamis"..., j'ai été conforté dans le fait que les constructeurs d'automobiles, comme la majorité des entreprises, ne sont pas là pour rendre service au public, mais bien pour faire du profit..., conséquemment, ils essaieront toujours de vous vendre la voiture qui vous intéresse la plus cher possible..., parfois, le rapport qualité prix en vaut la peine, mais pas toujours...






Mythique..., voilà l'épithète fourre-tout par excellence, utilisé à toutes les sauces, l'industrie automobile n'y échappe pas et plusieurs modèles dits mythiques ne le sont pas et/ou ne le seront jamais..., du côté des constructeurs comme celui des médias, il y en a qui ont le superlatif facile..., car qu'est-ce qu'un véhicule mythique ?
 


Il faudrait d'abord s'entendre sur les critères : la Coccinelle, la Ford modèle T, la première Jeep, la Citroën 2 CV, l'Austin Mini... sont autant de modèles qui ont laissé leur marque dans l'histoire de l'automobile, elles ont cependant un point en commun : leur conduite n'avait rien de très enivrant (pour être poli).

La Corvette, par contre..., voilà une voiture qui existe depuis 60 ans et dont la production n'a jamais été interrompue, contrairement à la Beetle, par exemple ; une machine à générer de l'adrénaline, qui n'a jamais dérogé à son mandat (ou si peu, pendant 4 ou 5 années creuses) ; une sportive capable de tutoyer les meilleurs bolides européens pour la moitié ou le tiers du prix ; une authentique icône américaine, au même titre qu'Elvis, Marylin ou la bouteille de Coke : Ça, c'est une voiture mythique !







Y a-t-il a encore des sceptiques qui se cachent derrière l'écran ?

Ils n'ont qu'à lire ce qui va suivre..., à part la Mustang, qui célébrera ses 50 ans l'année prochaine, je ne vois aucune autre voiture américaine capable de réussir le tour de force d'être classe et vulgaire, populaire et snob, solide mais sensible, "craquante" dans tous les sens du terme..., simple et complexe, bon marché et hyper-chère, irritante et attachante, rebelle et docile...



Elle est tout à la fois : amante et pute, amie et compagne, voilà bien les preuves qu'il s'agit d'une voiture d'exception : seules les légendes sont ainsi !

La Corvette est donc une voiture mythique.




Cette question étant réglée, du moins pour moi qui n'accepte aucune contestation, une autre question se pose : pourquoi les projecteurs se sont-ils braqués sur elle ces dernières semaines alors qu'on a déjà eu maintes fois l'occasion de la voir ?



Si vous lisez GatsbyOnline.com, il y a de fortes chances que vous soyez un(e) maniaque d'automobile, en quel cas vous connaissez la réponse !

Je vous la donne, juste au cas ou vous auriez une perte de mémoire : la plus célèbre sportive américaine officialise son change de peau... et devient : la C7 Stingray !




Cette nouvelle génération, la septième, re-commence sa vie avec le millésime 2014... et si les deux précédentes étaient des évolutions de la C4, la C7 fait un grand pas en avant, sans pour autant rompre avec le passé..., quand il est glorieux, on ne veut pas l'oublier, pas vrai ?


Les pontes de General-Motors ont donc fouillé dans leur boîte à souvenirs pour ressusciter une appellation glorieuse : Stingray..., on ne l'avait plus utilisée depuis la C4, soit depuis une trentaine d'années !


Les changements sont nombreux mais allons-y avec l'essentiel : nouvelle carrosserie, nouveau châssis, nouveau moteur et nouvelle boîte de vitesses..., rien que ça.






Comme toutes celles qui l'ont précédé, la Corvette C7 Stingray 2014 est habillée de fibre de verre mais le toit et le capot sont faits de fibre de carbone, chasse aux kilos oblige..., son efficacité aérodynamique atteint des sommets, grâce aux précieuses informations recueillies sur les circuits, où les C5 et C6 ont tout gagné.


La structure en bénéficie elle aussi : elle n'a jamais été aussi rigide..., le squelette de la bête est constitué d'aluminium, une première pour la 'Vette.

La nouvelle boîte manuelle compte sept rapports, tandis que la boîte automatique à 6 rapports permet aussi de passer en mode manuel avec des commandes de chaque côté du volant, comme c'est désormais la norme.







Une Corvette ne serait pas une Corvette sans un bon vieux V8 (à culbuteurs, en plus), mais attention, il a lui aussi été revu de A à Z..., sa cylindrée reste la même, son architecture aussi mais l'injection directe est maintenant de la partie...

Et, surtout, un système de désactivation des cylindres permet au moteur de tourner avec seulement quatre cylindres lorsqu'on opte pour le mode Eco (comme dans économique)..., une Corvette V8 qui se métamorphose de temps à autre en V4, c'est la révolution !



Le V8 de 6,2 litres peut donc se transformer en 4 cylindres de 3,1 litres, la puissance descend alors à 126 chevaux..., mais le but est de consommer le moins possible..., avec toute cette panoplie, la C7 devrait battre des records de frugalité..., GM n'a pas encore dévoilé de chiffres mais promet qu'ils seront inférieurs à ceux de la C6, dont la consommation moyenne se situait à 13,6 litres au 100 kilomètres.






Tout ça est bien beau mais n'intéresse pas (ou si peu) les disciples de la Corvette...

Je vais donc vous causer des vraies affaires : la puissance grimpe à 455 chevaux et un système d'échappement optionnel permet d'en gagner cinq autres, le couple maximal se situant dans les mêmes eaux : 460 NM à 4 600 tours-minute.



Avec son V8 de 495 chevaux, la Jaguar F-Type a assené une solide droite au menton de la Porsche 911..., c'est maintenant au tour de la Corvette C7 de lui donner une bonne gauche..., championne incontestée de la catégorie depuis des décennies, l'allemande est dans les câbles.





La Corvette doit se battre, elle, contre certaines perceptions à son égard...

Je passe sous silence les moqueries dont elle fait l'objet à cause de vieilles blagues usées à la corde..., ça vient de l'abominable C3 qui est une machine à laver roulable qui part en toupie même en ligne droite..., une machine basique en plastique pré-fissuré, inconfortable, étriquée (à l'intérieur), mal finie et mal foutue, brinquebalante dès l'origine..., aucun respect ne lui est dû !



Cela est la cause que certaines élites font la moue en prétextant que les Corvette sont toutes des roturières..., des Chevrolet... et lui reprochent les "choses" qui ne s'appliquent qu'à la C3...pas aux autres séries (la C2 est fantastique et depuis la C4 les Corvette ne font que s'améliorer, jusqu'à cette C7 qui frise réellement la perfection !






Je le confesse, j'aime les Corvette..., viscéralement, j'ai possédé durant ma vie, l'une après l'autre, au moins un exemplaire de chaque série, la plus extraordinaire étant une C2 427 de '66 avec un big-block modifié à 500ci et 700 chevaux par Ligenfelter..., je pense donc les connaître et savoir en "causer"...


Donc, après avoir supporté le concours d'élégance très huppé de Pebble-Beach, j'étais assez heureux de me rendre à la première présentation presse de la nouvelle C7, c'était tout bonheur..., mourir dans une Corvette C7 serait une très belle mort..., en Californie, en plus..., il y a des choses qu'on ne peut ni expliquer, ni comprendre.


De toute façon, si vous lisez ceci, c'est parce que je ne suis pas au paradis..., mais c'était tout comme : Ciniega Road en Corvette, sous un ciel sans nuage, sous 40 degrés à l'ombre, c'est le Nirvana du chroniqueur automobile..., j'ose l'écrire..., le bonheur a commencé à l'intérieur grâce à l'air conditionné !






Jusqu'à la C6 comprise, les Corvette étaient sévèrement critiquées, trop, même, à mon humble avis (mais pas assez pour la C3)..., pour la décoration et la finition de leur habitacle, la C7 Stingray n'a désormais plus rien à envier à ses rivales soi-disant plus nobles : les appliques de fibre de carbone et la sellerie cuir font partie de la liste des options, mais le mélange de vinyle et de soie (si, si, il y en a !) de la version de base peut facilement être confondu avec le cuir des versions avec un max d'options...

De plus, la qualité de construction est maintenant irréprochable et le plastique a pratiquement disparu de l'habitacle qui traite par ailleurs ses occupants avec beaucoup d'égards : les nouveaux sièges n'ont rien à envier à ceux d'une Porsche (Chevrolet s'en est d'ailleurs inspiré)... et les adeptes de la conduite sur piste auront droit à des baquets sport, disponibles au cours des prochains mois (en option)...

Et surtout, merci, merci, mille fois merci aux concepteurs de la C7 qui nous ont épargné le système multimédia CUE qui sévit dans les Cadillac, je vais leur allumer un cierge et leur vouer une reconnaissance éternelle.


Amen.






Le ronronnement du V8 de 6,2 litres ne donne pas autant de frissons que celui du 7 litres de la C2 427, mais il en donne quand même plus que celui de la Camaro ZL1, ça c'est sûr... et puis, une Corvette manuelle avec le groupe d'options Z51, c'est la vraie affaire : elle freine aussi fort qu'elle accélère, elle tourne avec précision et ses gros pneus de 21 pouces mangent littéralement l'asphalte.


GM s'est doté, il y a une dizaine d'années, d'une piste d'essai à Milford, au Michigan, réputée pour torturer sans pitié les véhicules qui l'utilisent, tous les modèles de ce constructeur en ont grandement bénéficié et si elle avait été construite plus tôt, cette piste aurait sans doute évité des atrocités comme la Grand Am ou la Corsica, pour ne nommer qu'elles..., passons.


La C7 incorpore aussi toute l'expérience acquise dans les courses d'endurance, où elle a dominé la catégorie GT..., en témoignent, entre autres triomphes, ses 7 victoires aux 24 Heures du Mans !



Que faire de tant de muscles ?

Une réponse simple : transformer ces muscles en réussite, c’est-à-dire transmuer le mythe en planche à billets.



C’est aussi en quelque sorte un examen de conscience : à moins d'être un pilote professionnel, vous atteindrez vos propres limites bien, bien avant celles d'une Corvette... et si, comme moi, vous n'êtes pas un champion des circuits, l'équilibre général de cette voiture vous fera fort bien paraître, la Corvette est en effet une bête docile, très facile à conduire... et hop..., une autre perception qui s'avère fausse...


 



Cela écrit, sa boîte manuelle et surtout son embrayage demandent un minimum d'effort, comme quoi on ne l'a pas émasculée non plus..., certaines portions de Ciniega Road m'ont aussi permis de vérifier l'efficacité des trains roulants sur un revêtement accidenté...

L'exercice s'est avéré convaincant : même en mode Sport, le confort de roulement m'a agréablement positivement surpris... et pour obtenir un roulement encore plus doux, on n'a qu'à choisir le mode Touring et pour plus de sport, il y a le mode Track..., vous l'aurez compris, les suspensions sont réglables.

Que les allergiques passent leur chemin, car on trouve dans la C7 de quoi bien se faire brutaliser la colonne vertébrale...., mais avec prestance, toujours : une ossature malaxant les burnes comme les cons dans un porno slovaque, mais sous une belle couche de mélancolie.



Avec tout ça, je n'ai pas encore décrit l'apparence de la C7, comme quoi je ne suis pas superficiel..., le profil est bien celui d'une Corvette, avec son long capot et son arrière tronqué, cette silhouette ciselée, tout en angles, est tout de même moins taillée à la tronçonneuse qu'un coupé Cadillac CTS, de la même famille, ou qu'une Nissan GT-R...

La rondeur n'a pas droit de cité, ici, d'ailleurs, le remplacement des phares ronds à l'arrière, une signature de la Corvette depuis le début des années '60, par des blocs optiques carrés ont soulevé un tollé chez les aficionados de la 'Vette..., sacrilège !



Les lumières carrées, c'est pour la Camaro, pas pour la Corvette..., cette controverse n'est pas sans rappeler celle des phares (avant, cette fois) de la Porsche 911 des années 1998-2004, auxquels on reprochait d'être identiques à ceux de la Boxster.



Restons dans le rayon des "luminaires" : les phares escamotables, signature des C4 et C5 mais disparus sur la C6, ne sont pas de retour..., cette fois, il y a une bonne raison et elle vient, encore une fois, des circuits : les pilotes d'usine préféraient des phares conventionnels, notamment pour l'aérodynamisme... et sans doute parce qu'ils ne refusent jamais de s'ouvrir...

Globalement, la C7 est une plus belle voiture que la C6 mais on est encore loin du chef d'œuvre esthétique que fut la C2, considérée comme l'une des plus belles voitures de son temps..., la sportive américaine a de solides atouts en main : son prix de départ se situe à près de la moitié de celui de la Porsche et elle atteint des sommets d'efficacité partout...

Elle n'a jamais été aussi puissante, aussi compétente, aussi raffinée et aussi agréable à vivre..., son étiquette ringarde est en train de se faire oublier et ce n'est que justice car elle ne la mérite plus depuis une trentaine d'années, soit depuis l'avènement de la C4.








Tout cela écrit, je suis obligé d’avouer que j'avais dans le passé souvent été tenté d’envisager avec un peu de sérieux toute la débilité formelle de ce mythe automobile digne d'un libidineux, qui dans son bouillonnement n’était pas sans provoquer un certain vertige, transformant le rêve en une sorte de nausée sensitive ravageant l’intellect tartiné dans le vrombissement des flammes et le rugissement de l’acier !


Je vais écrire les choses clairement et simplement : de la frime, toujours ; de la vulgarité mais à faibles doses ; mais pour une fois, de la clairvoyance ; c'est la meilleure Corvette depuis la C2, peut-être même la meilleure de toutes... et surtout, elle se hisse maintenant au niveau de l'élite mondiale..., respect !


Mais si elle suscite mon enthousiasme, c’est du reste et surtout parce qu’elle profite de l’air du temps, que je pourrais sans trop de scrupule ranger sur l’étagère de ces micro-réussites dont se contente calmement l'industrie américaine !










Au fond, si la Corvette C7 Stingray touche juste, c’est peut-être parce qu’elle assume enfin la part tragique et aporétique de son mythe, qui n’a jamais rien attiré d’autre que des hommes musclés et plein de thunes avant qu'ils ne quittent ce monde, désespérément plus cons qu’ils ne l’étaient en y entrant...


FICHE TECHNIQUE - CHEVROLET CORVETTE STINGRAY 2014
Moteur : V8 6,2 L
Puissance : 455 ch
Couple : 460 lb-pi à 4 600 tr-min
0-100 km/h : 4 s
Échelle de prix : 52.745 $ À 64.975 $
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